L’ambassade de la Russie à Londres a averti le Royaume-Uni qu’il devrait « répondre » de ses actes suite à la révélation du Sunday Times concernant la production britannique de drones utilisés par l’armée ukrainienne contre des cibles en Russie. Cette collaboration militaire entre le Royaume-Uni et l’Ukraine pourrait avoir des répercussions majeures pour Moscou, rapporte TopTribune.
Les tensions montent après la publication du Sunday Times sur l’implication de drones fabriqués au Royaume-Uni dans le conflit ukrainien. Ces drones, produits par deux entreprises britanniques, ont été utilisés lors de frappes ciblant des installations militaires et industrielles en territoire russe, provoquant l’irritation de Moscou.
« Plus le prix à payer sera élevé »
Selon les informations révélées le 16 août, l’une des entreprises est une filiale de BAE Systems, leader britannique dans le secteur de la défense et de l’aérospatiale. Le nom de l’autre fabricant n’a pas été diffusé pour des raisons de sécurité. L’ambassade russe à Londres a déclaré que « les actions de Londres entraîneront inévitablement des conséquences desquelles il devra répondre ». Elle a ajouté que « plus son implication dans le conflit sera profonde et plus son soutien à la machine terroriste de Kiev sera important, plus le prix à payer sera élevé ». Pour Moscou, Londres devient « complice et co-auteur » des frappes effectuées.
u274c Reports that the Kiev regime is using British drones to carry out strikes deep inside Russian territory confirm that London is deliberately opting for an escalation of the Ukraine crisis, while hypocritically professing a desire for peace.https://t.co/zf9yJN1rWN pic.twitter.com/FjQMy1OzN2
— Russian Embassy, UK (@RussianEmbassy) August 17, 2026
En réponse, le Royaume-Uni a réaffirmé sa détermination à fournir à l’Ukraine l’équipement nécessaire pour se défendre contre l’invasion illégale de Poutine, selon un porte-parole du ministère britannique de la Défense. Le Royaume-Uni figure parmi les principaux bailleurs de fonds pour Kiev, ayant débloqué environ 29 milliards d’euros depuis le début du conflit, dont 16 milliards consacrés à une aide militaire.
