La Russie envisage de moderniser entièrement sa flotte de sous-marins nucléaires d'attaque d'ici 2035, en se concentrant sur les modèles Yasen et Yasen M.

La Russie envisage de moderniser entièrement sa flotte de sous-marins nucléaires d’attaque d’ici 2035, en se concentrant sur les modèles Yasen et Yasen M.

27.03.2026 07:46
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La Russie a mis en place un programme ambitieux visant à renouveler sa flotte de sous-marins d’attaque nucléaires, rapporte TopTribune. Au cours de la prochaine décennie, tous les sous-marins de troisième génération seront remplacés par des unités plus modernes telles que les Projet 885 Yasen et Projet 885M Yasen-M. Ce réajustement fait partie d’une stratégie plus vaste pour rehausser l’efficacité militaire du pays tout en limitant le nombre total d’unités.

Les détails du plan de modernisation

Le 19 mars 2026, Aleksandr Moiseyev, le Commandant en chef de la Marine russe, a officiellement confirmé ce projet de renouvellement. La Russie envisage un remplacement intégral de ses anciennes classes de sous-marins, avec l’ambition de constituer une flotte finale de 10 à 12 sous-marins Yasen. L’objectif est de remplacer les anciennes classes, telles que Projet 971 Akula, Projet 945/945A Sierra-class et 949A Oscar-II, en réduisant le nombre d’unités, tout en augmentant significativement la capacité opérationnelle de chaque sous-marin.

En termes de spécifications techniques, ces sous-marins se distinguent par des caractéristiques impressionnantes. Le Projet 885 Yasen a un déplacement immergé de 13 800 tonnes et mesure 139 mètres de long, tandis que le Yasen-M, légèrement plus compact, fait environ 130 mètres. Ils sont propulsés par un réacteur thermique d’une puissance évaluée à 200 MW, offrant une autonomie d’environ 25 à 30 ans avant besoin de rechargement. Lorsqu’ils opèrent en mode furtif, ces submersibles peuvent atteindre une vitesse de croisière de 28 nœuds, avec un régime maximal permettant une endurance presque illimitée, excepté pour la nourriture et les tâches de maintenance.

Capacités d’armement des sous-marins

Les sous-marins de classe Yasen et Yasen-M sont équipés d’une armurerie substantielle. Ils disposent d’un système de lancement vertical composé de huit modules pour tirer des missiles de croisière. Parmi les missiles pouvant être embarqués, on trouve le Kalibr, capable d’atteindre des cibles jusqu’à 1 500 km de distance, ainsi que l’Oniks pour des opérations anti-navires, et les missiles hypersoniques Zircon, dont l’intégration a débuté en 2024-2025. L’arsenal inclut également une dizaine de tubes lance-torpilles de 533 mm, capables d’emporter jusqu’à 30 torpilles, mines et missiles anti-sous-marins.

Du point de vue de la détection et de la discrétion, les capacités sonar sont remarquables, avec un réseau sphérique dans la proue, des dispositifs latéraux le long de la coque, ainsi qu’un sonar remorqué. Pour maximiser leur furtivité, ces sous-marins disposent d’une coque en acier à faible magnétisme, de revêtements anéchoïques, et d’un système de refroidissement du réacteur qui privilégie une circulation naturelle afin de minimiser le bruit.

Défis industriels et production

La production de ces sous-marins est principalement concentrée au chantier naval Sevmash à Severodvinsk. En 2026, un sous-marin Yasen et cinq unités Yasen-M étaient déjà en service, tandis que les modèles Perm et Ulyanovsk étaient encore en construction. Toutefois, la chaîne de production fait face à des défis, notamment des délais de construction estimés entre 8 et 15 ans, ainsi qu’un coût unitaire variant entre 644 millions d’euros et 1,38 milliard d’euros. Les retards dans la livraison d’équipements essentiels et les limitations de la main-d’œuvre figurent parmi les obstacles majeurs à surmonter.

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