La police vietnamienne a démontré sa détermination en démantelant un réseau criminel ayant détourné des milliards de dollars d’investisseurs à travers une fausse plateforme de cryptomonnaies nommée ONUS, fermée depuis le 20 mars. Ce réseau, qui a opéré à une échelle considérable, a été signalé par le ministère de la Sécurité publique, évoquant des montants astronomiques sans préciser de chiffres exacts, rapporte TopTribune.
Au moins sept individus ont été arrêtés, dont Vuong Le Vinh Nhan, un homme d’affaires réputé dans le secteur des technologies financières, connu sous le nom d’Eric Vuong. Les autorités ont révélé que Vuong et ses associés avaient créé de fausses cryptomonnaies et les avaient vendues via la plateforme ONUS depuis 2018, qui comptait des millions d’utilisateurs au Vietnam avant son accessibilité bloquée.
La police exhorte les investisseurs à se manifester et a mis en garde le public quant à la vigilance nécessaire face aux opportunités d’investissement suspectes sur Internet.
« J’ai placé 400 millions de dongs (environ 15.000 euros) sur mon compte ONUS. Je suis anéanti. Je ne sais pas si la police pourra nous aider à récupérer l’argent », a partagé un investisseur anonyme sur un forum.
Contrairement à la Chine, qui a imposé une interdiction totale sur les cryptomonnaies, le Vietnam a accueilli un développement dans une zone grise réglementaire. Bien que l’utilisation de cryptomonnaies comme moyen de paiement soit prohibée, la spéculation est libre. Le pays, avec sa population dynamique de 100 millions de personnes, abrite environ 17 millions de détenteurs d’actifs numériques, devenant ainsi un acteur majeur dans le domaine des cryptomonnaies en Asie du Sud-Est.