Un tribunal espagnol confirme la pension alimentaire d’un étudiant malgré une rupture relationnelle
Un tribunal de La Rioja, en Espagne, a tranché en faveur d’un étudiant de 21 ans, ordonnant à son père de continuer à verser une pension alimentaire de 350 euros par mois. Cette décision fait suite à l’absence de preuves suffisantes pour démontrer que la rupture entre le père et son fils était exclusivement due à ce dernier, rapporte TopTribune.
Le jeune homme, boursier et sans revenus, a porté plainte après que son père a interrompu le versement de la pension en juin 2023, alors qu’il poursuivait ses études. Le fils a demandé une augmentation de cette aide à 450 euros mensuels, compte tenu de son manque de ressources. Initialement, le tribunal de première instance avait donné raison au père, soulignant ses efforts pour renouer le contact avec son fils, qui était décrit comme distant et peu intéressé par la relation.
Appel et réévaluation de la situation
Déterminé à obtenir l’aide financière qui lui était nécessaire pour son cursus, l’étudiant a fait appel de la décision. Dans son arrêt rendu le 12 février 2026, la Cour provinciale a reconnu que le passage à l’âge adulte n’annule pas le droit à une pension alimentaire, tant que le besoin reste réel et n’est pas le résultat d’une paresse délibérée ou d’un comportement passif.
Les juges ont examiné attentivement sa situation. L’étudiant, inscrit à l’université, vit en colocation et doit payer 190 euros par mois pour son logement, un coût qu’il ne peut pas supporter sans aide. La cour a ainsi conclu que la solidarité familiale doit s’appliquer dans ce contexte.
La nécessité de prouver la rupture
Concernant la rupture de communication, le tribunal a fait référence à la doctrine établie par la Cour suprême espagnole. Il a été stipulé qu’il ne suffit pas de constater une interruption du dialogue pour priver un enfant de sa pension, sans preuves irréfutables imputant la rupture à ce dernier.
Le père a fourni des captures d’écran de messages, où il exprimait son inquiétude sur la relation avec son fils. Toutefois, les magistrats ont estimé que ces échanges ne permettaient pas de retracer l’historique des relations familiales, ni de déterminer la cause précise de la séparation. En l’absence de preuves suffisantes établissant la responsabilité exclusive du fils dans ce conflit, la décision initiale a été annulée, maintenant ainsi l’obligation alimentaire à 350 euros par mois.