La France met en cause les pays pétroliers pour leur blocage lors de la COP30 à Bélem

La France met en cause les pays pétroliers pour leur blocage lors de la COP30 à Bélem

21.11.2025 15:27
2 min de lecture

A son dernier jour, la COP30 est dans une impasse. Les négociations climatiques qui se déroulent à Bélem, au Brésil, sont bloquées par l’absence de compromis sur les énergies fossiles. La France a accusé vendredi la Russie, l’Inde et l’Arabie saoudite de faire obstacle à tout progrès et l’Allemagne a prévenu que les discussions en vue d’un texte ambitieux s’annoncent « difficiles », rapporte TopTribune.

« Ceux qui bloquent le plus ? On les connaît tous. Ce sont les pays pétroliers, bien évidemment […] Mais rejoints par beaucoup de pays émergents », a déclaré à l’AFP la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, en réponse à l’absence de mention des combustibles fossiles dans le projet d’accord final.

De son côté, le ministre allemand de l’Environnement Carsten Schneider a affirmé : « Le texte ne peut pas rester tel qu’il est », avertissant que « les négociations seront difficiles ».

Une COP sans accord ?

L’Union européenne n’exclut pas que la COP30 se termine « sans accord », le projet de texte de la présidence brésilienne étant jugé insuffisamment ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a déclaré vendredi le commissaire européen au Climat Wopke Hoekstra.

« Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable. Et vu que nous sommes tellement loin de là où nous devrions être, c’est malheureux à dire, mais nous sommes vraiment face à un scénario sans accord », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à l’issue de la grande conférence de l’ONU.

La présidence brésilienne du sommet, qui se tient à Bélem depuis la semaine dernière, a proposé un texte comportant une omission significative : il n’inclut pas le terme « fossiles », ni la création de la « feuille de route » demandée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.

Ce projet a également été vivement critiqué par des ONG. « C’est comme une page blanche, il y a si peu pour combler le manque d’ambition pour rester à 1,5 °C de réchauffement, ou inciter les pays à agir davantage », a déclaré Tracy Carty de Greenpeace, le qualifiant d’« extrêmement décevant », selon les commentaires de WWF.

Alors que les discussions se poursuivent, la pression monte pour obtenir des engagements concrets dans la lutte contre le changement climatique. Les représentants de plusieurs États plaident pour une approche plus audacieuse, mais se heurtent à la résistance de certains pays, qui priorisent leurs intérêts économiques à court terme au détriment des objectifs climatiques globaux.

Les discussions à la COP30 mettent en lumière les profondes divisions entre les pays riches et les pays émergents sur la question des énergies fossiles. Les négociateurs et les leaders mondiaux sont confrontés au défi de parvenir à un consensus sur les réductions d’émissions tout en respectant les besoins économiques des diverses nations.

Cet impasse souligne la complexité et l’importance des négociations climatiques à l’échelle mondiale. Alors que les signes du changement climatique deviennent de plus en plus évidents, le besoin d’action collective et de coopération internationale n’a jamais été aussi urgent.

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