La France insoumise propose d'annuler la réintroduction de deux pesticides controversés

La France insoumise propose d’annuler la réintroduction de deux pesticides controversés

19.08.2026 10:57
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La réintroduction controversée des pesticides en France

L’adoption discrète de la loi d’urgence agricole en juillet suscite des inquiétudes croissantes en France. Parmi les nombreuses mesures de cette législation, les articles permettant la réintroduction conditionnelle de deux pesticides nocifs pour la santé, l’acétamipride et le flupyradifurone, sont particulièrement controversés. Alors qu’une pétition s’opposant à cette loi avait été signée par plus de deux millions de personnes, le Parlement a néanmoins décidé d’autoriser leur retour, rapporte TopTribune.

Adoptée sans le soutien de la gauche, cette loi pourrait néanmoins être modifiée. Le parti La France insoumise, fermement opposé à cette législation, a annoncé son intention d’utiliser sa niche parlementaire le 29 octobre pour tenter d’abroger ce texte qui autorise la réintroduction des deux pesticides.

Lors d’une intervention sur France Inter mercredi matin, la présidente du groupe, Mathilde Panot, a réitéré cette position. « Nous utiliserons notre niche parlementaire pour abroger cette loi poison », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que des experts tels que l’Ordre des médecins avaient averti des risques de répéter des scandales passés, notamment ceux liés au chlordécone et à l’amiante.

Impacts sur l’agriculture française

La loi d’urgence agricole, publiée au Journal officiel après approbation par le Conseil constitutionnel, a validé la réintroduction des pesticides à la demande des lobbys agricoles, au nom de « l’intérêt général ». Les cultures de noisettes, de pommes, de cerises et de betteraves sucrières sont désormais concernées par ces nouvelles autorisations.

Sur France Inter, Mathilde Panot a par ailleurs critiqué cette législation, tout en dénonçant la décision de permettre le stockage de l’eau dans de grandes mégabassines. Selon elle, « le véritable danger pour l’agriculture n’est pas lié aux pesticides interdits, mais aux accords de libre-échange que le gouvernement continue de signer, ainsi qu’à l’absence de protections pour les agriculteurs face à une concurrence déloyale. »

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