La France insoumise lance sa campagne pour les élections municipales de 2026
La France insoumise (LFI) a donné le coup d’envoi de sa campagne pour les élections municipales de 2026, le dimanche 23 novembre, en organisant sa Convention Municipales à Aubervilliers, au nord de Paris, rapporte TopTribune.
Actuellement, LFI ne détient qu’une dizaine de mairies, principalement dans de petites communes. Cependant, pour la première fois, le mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon s’engage pleinement dans ces élections. Paul Vannier, responsable des élections au sein de LFI, a déclaré : « En 2020, nous étions en citoyen à des listes citoyennes dans un peu moins d’une centaine de communes. En 2026, nous serons présents dans plus de 500 communes. »
LFI se prépare à se faire entendre à Lyon, dirigée par la députée Anais Bélouassa-Chérifi, qui a promis un programme ambitieux : « Comme la réquisition des logements vacants. Il y a un enfant sur cinq qui va à l’école le vendre vide, nous proposons des petits déjeuners gratuits, des cantines gratuites, » a-t-elle énoncé. En outre, le mouvement compte inclure la mise en place d’un référendum d’initiative municipale parmi ses principales propositions.
Dans cette quête d’expansion, LFI envisage d’opposer des candidats à des maires sortants écologistes ou socialistes dans des villes telles que Lyon, Paris et Marseille. Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a défendu cette stratégie, affirmant : « La division ce n’est pas nous. »
« J’observe, pour l’instant, que le parti socialiste, en l’occurrence, a dit dans ses différentes communes qu’il ne pouvait être question de faire alliance avec la France insoumise, ni au premier, ni au second tour. »
Manuel Bompardà franceinfo
Un membre influent de LFI a avoué que remporter certaines villes serait un défi : « Ce sera très dur de remporter des villes. » Cela n’est pas sans provoquer des tensions au sein du Parti socialiste, un maire sortant accusant les insoumis de vouloir « plumer la volaille socialiste. »
En parallèle des élections municipales, LFI commence également à se préparer pour les élections sénatoriales prévues en septembre 2026. Comme l’a souligné Paul Vannier, « C’est important parce que beaucoup de choses se jouent aujourd’hui au Sénat. Dans ce moment de crise de la Ve République, cette assemblée concentre des pouvoirs. »
La situation actuelle à l’Assemblée nationale, marquée par l’absence de majorité et des difficultés à parvenir à un consensus sur le budget, confère au Sénat un rôle renforcé dans l’élaboration du projet de loi de finances. Toutefois, l’objectif principal pour LFI demeure d’occuper tous les rôles disponibles : à l’Assemblée nationale, dans les mairies et au Sénat, en vue de préparer la candidature, pratiquement certaine, de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2027.