La commission d’enquête accuse La France insoumise de liens avec des islamistes sans preuves structurelles

La commission d’enquête accuse La France insoumise de liens avec des islamistes sans preuves structurelles

17.12.2025 19:47
2 min de lecture

Rapport parlementaire accuse La France insoumise de liens avec l’islamisme

Une commission d’enquête parlementaire, initiée par la droite, a révélé ce mercredi qu’elle accuse La France insoumise (LFI) d’entretenir des « proximités » avec « des individus propageant l’idéologie islamiste ». Toutefois, le rapport indique également l’absence de liens structurels ou financiers avérés. Le mouvement de gauche radicale critique virulemment cette commission qu’il considère comme une manœuvre visant à altérer sa réputation, rapporte TopTribune.

Présidée par Xavier Breton (LR), cette commission dénonce des élus de LFI pour leur « complaisance, voire leur soutien actif » envers des individus associés à des mouvements islamistes. Le document stipule qu’il existe des « connivences et proximités affichées » entre certains élus de LFI et des promoteurs de cette idéologie, selon le rapporteur Matthieu Bloch.

« LFI n’acceptera jamais l’entrisme religieux »

Cependant, la commission ne cite que des cas particuliers et reconnait ne pas avoir trouvé « de liens structurés démontrables » entre les partis politiques et les mouvements islamistes. Matthieu Bloch a admis lors d’une conférence de presse que les investigations ne révèlent ni liaison « structurelle » ni « financière », mais évoque des « liens conjoncturels, électoralistes » avec certains Insoumis. Selon le rapport, LFI adopte une stratégie visant à séduire l’électorat musulman, ce qui en fait « une cible privilégiée pour les stratégies d’entrisme » de certains individus promouvant l’islamisme.

Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI et principal visé par cette enquête, a été entendu au début décembre. Il a souligné que son mouvement avait déjà été « innocenté » par les travaux de cette commission, affirmant que LFI « n’acceptera[it] jamais l’entrisme religieux ».

Une trentaine de personnalités entendues

La constitution de cette commission d’enquête, demandée par le groupe LR dirigé par Laurent Wauquiez, a connu de nombreuses controverses, notamment en raison de l’absence de représentants de la gauche dans son bureau. Son processus de création a été si lent que les membres n’ont eu que peu de temps pour finaliser leurs travaux. La commission a entendu une trentaine de personnes, incluant des universitaires, des sondeurs, le directeur du renseignement de la préfecture de police de Paris, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Hormis Jean-Luc Mélenchon, la seule dirigeante de parti convoquée avoir été Marine Tondelier, cheffe des Écologistes. Le rapporteur Matthieu Bloch a précisé à l’AFP que l’objectif n’était pas de faire « le grand spectacle » ou « le procès de Mélenchon », mais de « pointer du doigt certaines connivences » de quelques élus de La France Insoumise. Il a également annoncé qu’il déposerait prochainement des propositions de loi inspirées des conclusions de la commission.

LFI a réagi en se moquant de l’impact de l’audition de Jean-Luc Mélenchon, notant que sa diffusion sur des chaînes de télévision et sur les réseaux sociaux avait généré plus de 30 millions de vues : « l’un des meilleurs meetings que nous ait offert Laurent Wauquiez ! »

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