La mairie de Marseille a annoncé, vendredi, l’instauration d’un dispositif innovant afin d’éviter toute perturbation lors du scrutin municipal : des serruriers seront mobilisés dès le début de la journée pour vérifier l’accès aux bureaux de vote. Cette mesure vise à prévenir les incidents techniques ou les actes de sabotage qui ont déjà marqué plusieurs élections dans la deuxième ville de France, rapporte TopTribune.
La municipalité affirme vouloir garantir « un scrutin sûr, fiable et sincère ». Le directeur général des services (DGS), assisté par le cabinet du maire, a précisé que l’organisation du vote était préparée depuis plusieurs mois, en tenant compte « de toutes les histoires qu’on raconte sur les précédents scrutins » à Marseille.
Des serrures « engluées » en 2007
Cette précaution fait écho à des événements passés. Lors de l’élection présidentielle de 2007, des serrures de bureaux avaient été « engluées », provoquant un retard de plusieurs heures dans l’ouverture des bureaux. En 2012, des murs de parpaings avaient été érigés devant une école pour bloquer l’accès à un site de vote.
Au-delà de la question d’accès, la sécurité sera renforcée autour des bureaux de vote. La police municipale sera « en bonne tension » et soutenue par une centaine d’agents de sécurité privée placés à l’extérieur des bureaux ayant déjà connu des incidents. Selon la mairie, ces mesures sont d’autant plus nécessaires que le « double vote » lié à la réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille pourrait entrainer des files d’attente.
Des assesseurs appelés en renfort
La ville indique également avoir anticipé l’organisation interne du scrutin en recrutant en amont des assesseurs issus des services municipaux, de la métropole et du département. Ceux-ci seront « panachés » et « délocalisés » hors de leur secteur habituel afin de limiter les risques de collusion ou de « pressions ».
Dans un registre différent, des critiques persistent concernant les listes électorales. Le maire des 11e et 12e arrondissements, Sylvain Souvestre (LR), ainsi que le candidat RN Franck Allisio et la candidate Martine Vassal (DVD) dénoncent la présence de « supercentenaires », dont une femme née en 1905. La mairie rappelle que ces électeurs étaient inscrits « avant 2020 » et annonce demander une « grande vigilance » pour vérifier que ces « prétendus centenaires » ne votent pas.