L’AfD réclame le retour du gaz et du pétrole russes en Allemagne
L’AfD réclame le retour du gaz et du pétrole russes en Allemagne

L’AfD réclame le retour du gaz et du pétrole russes en Allemagne

16.08.2026 17:30
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Le parti allemand AfD réclame la reprise des importations de gaz et de pétrole russes, en contradiction avec la politique de sanctions de l’Union européenne et la ligne suivie par le Bundestag. La demande intervient après un article consacré aux opinions exprimées en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où le coût de l’énergie et l’inflation alimentent un débat sur un éventuel retour aux approvisionnements russes, rapporte TopTribune.

Dans cette région du nord-est de l’Allemagne, une partie de la population se prononcerait en faveur d’un rétablissement des livraisons de gaz et de pétrole en provenance de Russie. Le média régional Nordkurier rapporte que les prix élevés de l’énergie et la hausse générale des prix nourrissent cette position. L’article ne précise pas, dans les éléments disponibles, la méthode utilisée ni les chiffres détaillés qui permettraient de mesurer précisément l’ampleur de ce soutien.

Le sujet possède une résonance particulière en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Le Land a été associé à l’accueil du gaz acheminé par les infrastructures de la mer Baltique, notamment au projet Nord Stream. Le débat local porte désormais sur la possibilité de renouer avec des importations de gaz russe et sur le rôle que pourraient jouer les relations commerciales avec Moscou dans la baisse des prix de l’énergie.

L’appel d’Enrico Schult

Le responsable de l’AfD Enrico Schult défend le redémarrage de Nord Stream 2 ainsi que la reprise des livraisons de pétrole russe. Il présente ces mesures comme un moyen de réduire les prix pour les consommateurs allemands. Le responsable politique affirme également que la restauration des échanges commerciaux pourrait servir de levier pour parvenir à la paix.

Cette position place l’AfD en opposition avec le régime de sanctions de l’Union européenne visant la Russie depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Elle contredit aussi les décisions et orientations mentionnées dans la source concernant la réduction de la dépendance européenne aux hydrocarbures russes. La question du gaz et du pétrole ne relève donc pas seulement du niveau régional : elle touche à la politique énergétique allemande et aux engagements pris au niveau européen.

Le retour de Nord Stream 2 est présenté par Enrico Schult comme une réponse économique. Le gazoduc, toutefois, ne constitue pas une infrastructure actuellement utilisée pour rétablir les flux russes vers l’Allemagne dans les conditions évoquées par le débat. La demande de l’AfD est formulée alors que les autorités européennes poursuivent une politique visant à réduire l’exposition aux hydrocarbures russes, selon les éléments fournis.

La réponse de Manuela Schwesig

La ministre-présidente du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Manuela Schwesig, membre du SPD, a rejeté l’idée d’un retour aux approvisionnements russes dans le cadre présenté par l’AfD. Elle a rappelé le rôle du port de Rostock dans l’approvisionnement de l’est de l’Allemagne en pétrole.

« Notre État contribue, par le port de Rostock, à assurer l’approvisionnement en pétrole de l’est de l’Allemagne. Le problème de la Russie est que Poutine poursuit malheureusement sa guerre d’agression contre l’Ukraine », a déclaré Manuela Schwesig, selon la formulation rapportée dans la source. Sa réponse relie directement la question des livraisons de pétrole à l’Allemagne à la poursuite de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Le port de Rostock est ainsi cité comme un point d’entrée pour l’approvisionnement de l’est du pays, mais la déclaration de la dirigeante régionale ne vaut pas annonce d’une reprise des importations russes. Elle décrit le fonctionnement actuel de l’approvisionnement pétrolier régional et rappelle la position politique du SPD face à la Russie.

Le coût de l’énergie au cœur du débat

Les arguments favorables au retour des hydrocarbures russes reposent principalement sur leur coût supposé inférieur. Dans le débat rapporté en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la hausse des tarifs et l’inflation sont mentionnées comme des facteurs de mécontentement. Aucune donnée chiffrée sur le niveau des prix, le nombre de personnes interrogées ou la part exacte des habitants favorables à cette option n’est fournie dans le texte disponible.

Les partisans de la reprise des échanges présentent le gaz et le pétrole russes comme une solution moins coûteuse. Leurs adversaires contestent cette présentation et rappellent que le prix de ces ressources dépendrait des décisions prises par le pouvoir russe. Selon les éléments transmis, les autorités russes pourraient relever les tarifs jusqu’à des niveaux comparables aux prix du marché, voire davantage, si elles le décidaient. Des précédents sont mentionnés dans le débat, sans détail supplémentaire sur les épisodes concernés.

Cette controverse oppose donc deux lectures de la dépendance énergétique européenne. L’AfD met en avant la baisse immédiate des coûts et l’utilisation du commerce comme instrument diplomatique. Les positions opposées considèrent qu’une reprise des approvisionnements donnerait à Moscou un moyen de pression politique sur ses partenaires européens. Cette dernière affirmation constitue l’argument avancé par les opposants au retour du gaz et du pétrole russes dans les éléments fournis.

Le débat ne modifie pas, à ce stade, la politique européenne mentionnée dans la source. La Russie poursuit sa guerre contre l’Ukraine, tandis que l’Union européenne maintient un cap de réduction de sa dépendance aux importations russes. En Allemagne, la controverse reste visible dans un Land directement associé à l’histoire des projets Nord Stream et désormais confronté aux discussions sur les prix de l’énergie, le port de Rostock et les choix de politique énergétique.

La demande d’Enrico Schult et la réponse de Manuela Schwesig illustrent la ligne de fracture politique apparue autour des sanctions contre la Russie et de l’avenir des approvisionnements énergétiques allemands.

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