Discours de Jean-Luc Mélenchon à la braderie de Lille : blocage des prix et critiques du Rassemblement national
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise et candidat à la présidentielle de 2027, a prononcé un discours marquant lors de la braderie de Lille le 5 septembre. Selon les organisateurs, cet événement a attiré environ 12 000 personnes. À peine arrivé sur scène, il a vivement critiqué le Rassemblement national, notamment en réponse à la polémique récente sur le voile soulevée par l’extrême droite, rapporte TopTribune.
Lors de son intervention, Mélenchon a déclaré : « Je forme le souhait que, nous autres, les Français, nous donnions à voir au monde, à cet instant, autre chose qu’une inepte discussion sur le voile qu’on aurait ou non le droit de porter. » Il a également désavoué les « propos lamentables » de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui a affirmé que, si son parti accédait au pouvoir, les migrants clandestins interceptés dans les eaux britanniques seraient renvoyés vers la France. Ce commentaire fait suite à un accord signé le 4 septembre entre Bardella et Nigel Farage.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite détaillé son programme économique, suscitant une forte réaction du public présent. Il a proposé des mesures audacieuses, telles que « bloquer les prix, bloquer les marges de profit qui ne peuvent continuer telles qu’elles sont, bloquer les loyers pour ne pas être expulsé avant l’hiver. » Il a également avancé l’idée d’une cantine bio gratuite pour tous les élèves.
Le candidat insoumis a également évoqué sa proposition controversée d’annuler une partie de la dette française détenue par la Banque centrale européenne. « Je propose, puisque nous sommes tous membres du système euro, que cette dette-là soit annulée. Je me fous de savoir si on va le mettre au feu, ils ont retenu ça pour vous foutre la trouille, » a-t-il déclaré, précisant que ses propos avaient été mal interprétés. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement et les candidats du bloc central l’accusent d’irresponsabilité sur la question de la dette.