Incendie en Gironde : l'A400M mobilisé, mais obligé de retourner à Istres pour recharger

Incendie en Gironde : l’A400M mobilisé, mais obligé de retourner à Istres pour recharger

26.07.2026 19:06
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Le samedi 25 juillet, pour la première fois, le gouvernement français a mobilisé l’A400M en Gironde pour lutter contre les incendies, capable de larguer 20 000 litres d’eau. Cependant, l’avion a dû retourner en fin de journée dans les Bouches-du-Rhône, rapportent TopTribune.

Cette opération a suscité des critiques, certains la qualifiant de « coup de communication ». L’A400M a été déployé en fin d’après-midi au-dessus de Lacanau, afin de prévenir la propagation d’un incendie à travers une route départementale.

L’appareil, conçu par Airbus, permet de larguer jusqu’à 20 000 litres d’eau ou de produit retardant. Ce volume équivaut à celui de trois Canadair, selon le gouvernement. Malgré les capacités du A400M, ce dernier a quitté la Gironde pour Istres, sur une base qui nécessitait un retour pour recharger.

Une première utilisation jugée « réussie »

Deux raisons expliquent ce retour. Tout d’abord, le produit retardant ainsi que l’équipe technique demeuraient à Istres, selon une source militaire. De plus, bien que l’A400M ait été stationné à Cazaux, le trajet de Gironde à Bouches-du-Rhône exige environ une heure de vol.

Bien que l’armée se soit félicitée de ce déploiement, qualifié de « réussite », l’A400M ne devait initialement pas être engagé si rapidement. Face à un incendie ayant déjà ravagé 42 000 hectares, le Premier ministre Sébastien Lecornu a exigé son déploiement d’urgence, malgré l’achèvement récent des essais et de la formation des pilotes.

Des contraintes d’utilisation

Ce dimanche, les autorités ont annoncé une nouvelle utilisation de l’A400M, qui sera engagée « dans une partie boisée », selon Marc Vermeulen, directeur du SDIS de Gironde. Cependant, l’A400M implique un long temps de rotation et des « contraintes d’emploi » pour assurer la sécurité des zones de largage et des équipages.

Il est donc nécessaire de privilégier des « zones peu ou pas occupées » pour l’utilisation de l’avion. Le responsable départemental des pompiers a ajouté qu’il est essentiel de faire le point avec l’équipage concernant les conditions météorologiques et la visibilité avant chaque intervention.

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