Incendie de Crans-Montana : l'État français assure un soutien renforcé aux victimes face à leurs inquiétudes

Incendie de Crans-Montana : l’État français assure un soutien renforcé aux victimes face à leurs inquiétudes

22.10.2026 06:37
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Incendie tragique à Crans-Montana : 40 morts et questions sur l’indemnisation des victimes françaises

Le drame survenu à Crans-Montana, où un incendie a causé la mort de 40 personnes et blessé une centaine d’autres, suscite des inquiétudes concernant l’indemnisation des victimes, en particulier celles françaises. Les proches expriment des doutes sur la rapidité de l’aide de l’État français. Alexandra Louis, déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV) auprès du ministère de la Justice, répond à ces préoccupations, rapporte TopTribune.

Les familles des victimes parlent d’un « laisser-aller » de la part de l’État français concernant les indemnisations et le soutien. Alexandra Louis reconnait la difficulté de la situation : « Ce que vivent les victimes et les familles est indescriptible. Je sais à quel point toute démarche devient extrêmement fastidieuse dans ce contexte. Elles ne sont pas seules ; nous agissons en toute transparence et activons tous les leviers possibles. » Elle souligne l’engagement des coordonnateurs nommés pour assister les victimes. Cela a permis d’intervenir directement pour surmonter certaines difficultés liées à l’indemnisation.

Louis précise que 24 familles ont demandé de l’aide auprès des coordonnateurs, tandis que d’autres n’ont pas encore choisi de se manifester. « Nous multiplions les efforts pour accélérer le processus d’indemnisation, » affirme-t-elle. Cependant, la lenteur des procédures et l’attente des victimes pèsent lourdement sur elles.

Concernant les délais d’indemnisation, la DIAV a centralisé les procédures auprès de la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI) de Paris, suite à une demande d’entraide pénale internationale faite au parquet de Paris. Alexandra Louis ne peut donner de date précise, car cela dépend de la transmission des pièces nécessaires par les autorités suisses.

La situation est compliquée par le fait que l’incendie a eu lieu en Suisse, impliquant des systèmes juridiques différents. Des dispositifs d’indemnisation existent déjà en Suisse, incluant l’aide du centre LAVI et d’autres institutions. En parallèle, la Confédération helvétique organise des tables rondes pour aborder les conséquences de la tragédie et favoriser des solutions d’indemnisation amiables.

Sur la question de la représentation française dans la fondation Beloved, Louis explique que l’ancien coordonnateur a démissionné pour des raisons de rigueur et d’équité. Les victimes françaises seront représentées à la table ronde, probablement par un membre du collectif REVI Crans-Montana.

Enfin, l’engagement de la DIAV demeure constant. « Nous continuerons d’aider les victimes de Crans-Montana et de leurs proches. Les coordonnateurs resteront mobilisés et nous suivrons de près le processus d’indemnisation, » conclut Alexandra Louis, assurant aux familles de victimes un soutien indéfectible.

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