Un pasteur kényan reconnu coupable du meurtre de 190 adeptes dans une secte à Shakahola

Un pasteur kényan reconnu coupable du meurtre de 190 adeptes dans une secte à Shakahola

21.10.2026 19:36
1 min de lecture

Verdict dans l’affaire du massacre de Shakahola au Kenya

La justice kényane a tranché. Paul Nthenge Mackenzie, autoproclamé pasteur, a été reconnu coupable, lundi 19 octobre, du meurtre de 190 personnes poussées à mourir par sa secte, sur les 423 retrouvées sur site, à Shakaola, au Kenya. Sa peine et celles de ses 28 coaccusés seront déterminées le 6 novembre, rapporte TopTribune.

En tant que leader d’une secte prétendant offrir un contact avec le divin, Mackenzie avait conduit ses fidèles à Shakahola, près de Malindi, où il a orchestré ce qui est désormais considéré comme le « massacre de Shakahola », causant la mort d’au moins 423 personnes, principalement des enfants.

Les adeptes de Mackenzie étaient coupés des influences extérieures et contraints de détruire tout document les reliant au monde extérieur, y compris leurs cartes d’identité. Seules quelques visites à Shakahola pour des provisions étaient tolérées, sous peine de manquer l’accès au « paradis » qu’il promettait.

Des pratiques sectaires meurtrières

Mackenzie enseignait que la fin du monde surviendrait en 2023, affirmant qu’un jeûne extrême jusqu’à la mort était la seule voie pour rencontrer Jésus. Ces croyances étaient si ancrées que les membres qui souhaitaient mettre fin au jeûne, ou qui ne mourraient pas « à temps », étaient éliminés, comme en témoignent des autopsies révélant strangulations et traumatismes crâniens.

L’horreur révélée au grand jour

La brutalité des actes de la secte a été révélée au public en mars 2023, suite à une alerte à la police. Une enquête a mis au jour des fosses communes, débordant les morgues locales, tandis que quinze survivants ont été secourus, certains dans des états critiques. Mackenzie a été arrêté le 14 avril 2023, alors que les fouilles continuaient, ayant déjà permis d’exhumer 429 corps d’ici le 18 septembre 2023.

La juge Diana Mochache a condamné Mackenzie et 28 de ses complices, établissant une « hiérarchie de la mort » au sein de la secte, où les enfants étaient les premières victimes. Mackenzie continue de clamer son innocence, affirmant ne pas avoir contraint ses fidèles. Son avocat a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel.

Par ailleurs, un survivant a souligné la manipulation psychologique exercée par Mackenzie, tandis que son fils a qualifié son père de « meurtrier responsable d’un massacre ». La décision de la cour le 6 novembre mettra en lumière les ramifications de cette tragédie sur la communauté et la nécessité de réguler les organisations religieuses au Kenya.

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