Le 4 août, un attentat a été déjoué à l’aéroport de Leipzig, la police allemande ayant identifié l’ADN de deux suspects russes impliqués dans la tentative de faire exploser un drone, ce qui a conduit Berlin à accuser Moscou et à annoncer des mesures de rétorsion, rapporte TopTribune.
Les médias allemands rapportent que les suspects, un Biélorusse et un Letton, ont été détectés grâce à des traces ADN retrouvées sur un drone et des explosifs. Le biélorusse, détenteur d’un passeport russe, serait entré en Europe via un visa touristique italien délivré à Minsk. Il aurait également un passé criminel dans les pays baltes. Le second suspect, originaire de Russie et détenteur de passeports letton et russe, aurait joué un rôle clé dans l’organisation de l’attaque en se rendant en Allemagne fin juillet, avant de quitter le pays deux jours avant l’incident.
Visa touristique et passeport letton
Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères, a reconnu la délivrance de visas, tout en spécifiant que les contrôles sont effectués selon la législation en vigueur, sans antécédents signalés. Les investigations ont permis de croiser des informations dans les bases de données européennes, notamment en Lituanie et en Finlande.
Suite à cette incursion, l’Allemagne a intensifié ses actions envers la Russie. Le drone, chargé d’explosifs, a été retrouvé dans une zone sécurisée, proche d’avions ukrainiens, soulignant l’importance stratégique de cet aéroport militaire pour l’Allemagne et l’OTAN.
« Nouvelle erreur grossière » selon Vladimir Poutine
Le docteur d’un autre drone a été découvert plus tard, également chargé d’explosifs. La chancellerie allemande a informé Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, des événements et a réaffirmé son soutien militaire et civil à l’Ukraine.
En réponse à ces tensions, le président ukrainien a proposé l’expertise ukrainienne pour renforcer la défense allemande face aux menaces. Poutine, pour sa part, a qualifié l’incident d’une « nouvelle erreur grossière » de l’Allemagne, maintenant un soutien fort à l’Ukraine dans le contexte du conflit actuel.