Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a été aperçu samedi aux côtés de Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons aux élections municipales de Paris, lors d’une déambulation dans le nord de la capitale, le qualifiant de « candidat de l’apaisement », rapporte TopTribune.
« On croit en lui pour Paris »
Dans un contexte où son parti a choisi de soutenir ce proche d’Édouard Philippe, Gabriel Attal s’est éloigné de l’Assemblée, alors que les discussions budgétaires étaient en cours, pour participer à une opération de tractage dans le 18e arrondissement, un secteur populaire.
« Je suis venu aux côtés de Pierre-Yves Bournazel, car il incarne un projet axé sur les Parisiens et des valeurs qui nous sont chères, comme l’apaisement », a déclaré l’ancien Premier ministre en visant indirectement Rachida Dati, la maire du 7e arrondissement, également en lice, mais perçue comme plus clivante.
Malgré des sondages récents d’Ifop-Fiducial qui créditent Rachida Dati de 26 à 28% des intentions de vote, bien devant Pierre-Yves Bournazel (14 à 15%), Gabriel Attal affiche une confiance rassurante. « La campagne commence, et contrairement à ce que certains affirment, je la trouve déjà plutôt bien lancée. On croit en lui pour Paris », a-t-il insisté.
Attal a souligné que le choix de soutenir Bournazel était largement partagé au sein du parti, même si le député Sylvain Maillard a exprimé son soutien à Rachida Dati.
« Pas contre quelqu’un »
Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris depuis 2008 et ancien député, a exprimé son « honneur » devant ce soutien, insinuant qu’une « dynamique » est en train de se mettre en place. Il a annoncé son intention de mener une « campagne positive, non contre quelqu’un, mais pour ». « Dans notre projet, nous cherchons à nous occuper des Parisiens au quotidien et un peu moins des touristes », a-t-il affirmé à une riveraine, tout en plaidant pour « une vraie police municipale ».
Les deux hommes ont visité divers commerçants tels qu’un opticien, un caviste et un maraîcher, soulignant que le programme de Bournazel comprend des « mesures de soutien aux commerces de proximité », avec une priorité accordée aux logements parisiens pour les commerçants qui y travaillent.
Sur le terrain, des préoccupations nationales surgissent. Une femme a interrogé Gabriel Attal au sujet de l’augmentation de la CSG sur l’assurance-vie adoptée à l’Assemblée. « Je n’ai pas voté cette mesure et je ne pense pas qu’elle sera présente dans le budget final », a-t-il rassuré avant de retourner à l’Assemblée, où les débats se poursuivent.