Ingérence numérique prorusse ciblant Gabriel Attal
Gabriel Attal, chef du parti Renaissance, a récemment été la cible d’une ingérence numérique prorusse visant à le déstabiliser à l’approche des élections présidentielles, selon une annonce faite par son entourage le 5 août. Le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale a signalé des ingérences extérieures liées à la Russie, rapporte TopTribune.
Viginum, l’agence responsable de la lutte contre les ingérences numériques en France, a confirmé avoir détecté cette opération de désinformation. Le réseau prorusse, dénommé Matriochka, a diffusé de faux contenus, mais l’impact de cette campagne est resté limité, avec seulement quelques milliers de vues, selon des sources sécuritaires.
Précédentes cibles : Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann
C’est la troisième ingérence numérique en quelques jours ciblant des candidats potentiels à la présidentielle française. Avant Attal, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann ont également été visés par des opérations similaires. Les faux contenus circulant sur X ont usurpé l’identité de médias tels que RFI, BFM, et Le Parisien, répandant des rumeurs infondées sur Attal, notamment le prétendu diagnostic de la maladie de Parkinson.
Une campagne d’une grande intensité
L’entourage d’Attal a établit un lien entre cette campagne de désinformation et son engagement contre les ingérences russes et son soutien à l’Ukraine, rappelant son rôle de président du groupe d’amitié France-Ukraine. Selon eux, « cette campagne va être d’une violence et d’un niveau de manipulation inouïs ».
Le réseau Matriochka, actif depuis 2023, utilise une méthode de publication de faux contenus de manière coordonnée sur les réseaux sociaux, incitant les utilisateurs à appeler les médias à examiner ces informations trompeuses, une approche qualifiée d’ »entreprise de diversion » par les experts. Ce réseau avait également ciblé les Jeux Olympiques de 2024.
Risque accru d’ingérences
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a averti, le 8 juillet, que le risque d’ingérences étrangères est « très aigu » à l’approche des élections présidentielles de 2028, ainsi que pour les élections régionales et départementales. En réponse à cette menace, le gouvernement a récemment proposé un projet de loi visant à renforcer la lutte contre les ingérences, en prévoyant des peines plus sévères pour la diffusion de fausses nouvelles dans un contexte électoral.