L’union des gauches semble compromise. Ce mercredi, le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a exprimé son désaccord avec le concept de « nouvelle France » proposé par Jean-Luc Mélenchon, le qualifiant de facteur de division qui occulte le véritable enjeu de la lutte des classes, rapporte TopTribune.
Roussel a critiqué la vision de Mélenchon, qui met en avant les quartiers populaires des grandes villes où résident de nombreux immigrés et leurs descendants. Pour Roussel, cette approche ne pose pas les questions fondamentales et « contribue à toujours fracturer la France ».
Le combat des classes occulté
Selon lui, « la manière dont pose la question Jean-Luc Mélenchon occulte complètement le combat de classes, c’est-à-dire l’exploitation des hommes ». Roussel a insisté sur le fait que de nombreux concitoyens, notamment des ouvriers et des salariés d’origine immigrée, sont victimes d’exploitation et que la question de la domination du capital devrait rassembler les forces de gauche.
Pas de primaire pour Fabien Roussel
En ce qui concerne la notion de « Nouvelle France », Roussel reproche à Mélenchon de promouvoir le communautarisme et de réduire les individus à leur origine plutôt que de se battre pour l’égalité des droits. Il plaide pour une « nouvelle République » qui défend l’égalité pour tous, indépendamment de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion.
Cependant, il a reconnu l’existence d’une discrimination systémique en France à l’encontre des personnes de confession musulmane, des Arabes et des Noirs, qui sont souvent stigmatisés, y compris par certains médias. Pour sa part, Roussel, probable candidat à la présidentielle, a laissé ouverte la question d’une candidature au congrès de son parti début juillet, tout en affirmant son refus de participer à une primaire de gauche.
« On a quelques mois devant nous », a-t-il déclaré, rappelant qu’il avait obtenu 2,28 % des voix lors des élections de 2022, et qu’il souhaite promouvoir un projet de rupture après dix années de présidence d’Emmanuel Macron.