Étienne prend le commandement de la 10e compagnie du 48e régiment de transmissions à Agen

Étienne prend le commandement de la 10e compagnie du 48e régiment de transmissions à Agen

06.09.2026 07:36
2 min de lecture

Le 4 septembre 2025, le lieutenant Étienne a pris la tête de la 10e compagnie du 48e régiment de transmissions (RT) d’Agen. Originaire de Bretagne, il a parcouru la France tout au long de sa carrière militaire, en plus d’avoir effectué diverses missions marquantes à l’étranger. Après une pause, il revient dans l’armée en tant que réserviste. À plus de 60 ans, il débute une nouvelle étape de sa vie, rapporte TopTribune.

En prenant le commandement, le lieutenant n’apparait pas comme un homme ayant cumulé des décennies de service. Au contraire, il se présente comme une personne sage et placide. Évoquant son parcours, Étienne explique que sa vocation pour l’armée a germé loin des terrains militaires. C’est plutôt l’ennui des salles de classe qui l’a poussé à s’engager. « Ça m’a conforté dans l’idée de rester », confie-t-il avec un léger sourire.

Un périple dans tout l’Hexagone

Étienne commence sa carrière militaire en 1983 et, comme tout militaire, il doit se déplacer fréquemment. Son parcours le mène à Toulouse, puis à Orléans, en Auvergne, et à Versailles. En parallèle, il participe à neuf missions externes à l’international, notamment au Cameroun et au Tchad, mais c’est son expérience à Sarajevo qui demeure la plus marquante.

Lors de son déploiement en Bosnie-Herzégovine en 1993, Étienne se souvient : « On assurait les liaisons avec les unités sur le terrain. On savait que sur place, c’était très chaud. » En plus de ses missions à l’étranger, il a également effectué des missions de courte durée dans les DOM-TOM, où il a vécu de nombreuses expériences, dont des sorties en Guyane et un cyclone en Nouvelle-Calédonie.

En 2006, pour des raisons personnelles, il quitte l’armée et devient responsable d’exploitation dans une grande entreprise. Ce changement de parcours ne signifie toutefois pas qu’il a oublié ses années de service. « Je n’étais pas du tout fâché contre l’institution, » glisse-t-il. « Et je n’ai jamais vraiment fermé la porte définitivement. »

Déterminé à retourner aux services militaires, Étienne réintègre l’armée en 2015 dans le cadre de la réserve et commence au 48e RT tout en montant sa propre entreprise en tant que télépilote professionnel de drone.

« Je n’aurais jamais imaginé faire ça un jour »

Après avoir travaillé dans le Sud-Est, il revient en 2025 dans le Lot-et-Garonne. On lui propose immédiatement de prendre le commandement de la 10e compagnie, et il sans hésiter. « Au début de ma carrière, je n’aurais jamais imaginé faire ça un jour. Inévitablement, c’est une fierté, » se réjouit-il.

Cette responsabilité n’est pas à prendre à la légère. Étienne doit gérer un contingent de 200 réservistes et découvrir les complexités d’un poste à responsabilité. « Ce n’est pas un boulot à plein temps, mais presque ! » s’amuse-t-il.

Le grade de capitaine en fin d’année

Le 4 septembre marque un tournant dans la vie d’Étienne. En prenant officiellement les rênes de la 10e compagnie, il voit également un autre événement marquant à l’horizon : il obtiendra son grade de capitaine d’ici la fin de l’année. À soixante ans passés, il continue de s’engager dans une carrière militaire, témoignant d’une vie bien remplie qui n’a pas encore dit son dernier mot.

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