Conflit de voisinage en Suisse autour de l'accès à un parking souterrain à Altdorf

Conflit de voisinage en Suisse autour de l’accès à un parking souterrain à Altdorf

02.09.2026 18:56
2 min de lecture

l’essentiel
Un simple droit de passage a suffi à brouiller tout un voisinage. En Suisse, la découverte d’une vieille erreur administrative autour d’un parking souterrain oppose désormais un propriétaire aux autres habitants de sa résidence, rapporte TopTribune.

La tranquillité n’est plus vraiment au rendez-vous entre ces voisins. Depuis plusieurs mois, les habitants de deux immeubles d’Altdorf en Suisse se déchirent autour d’un parking souterrain qu’ils utilisent pour garer leurs véhicules. À l’origine de la dispute, une erreur administrative découverte par l’un des propriétaires, qui réclame désormais de l’argent à ses voisins pour continuer à accéder à leurs garages.

Tout commence en 2019, lorsque Jean-Pierre Steiger, 51 ans, achète un appartement dans l’une de ces deux résidences. Construites huit ans plus tôt, elles partagent un parking souterrain de 17 garages et pour y accéder, tous les habitants empruntent la même voie, située sur la parcelle de l’un des immeubles. C’est en se penchant sur le registre foncier qu’il découvre qu’un droit de passage n’a pas été enregistré pour permettre aux habitants de l’immeuble voisin d’emprunter cette route.

« Je défends simplement mes droits »

Autrement dit, pendant quinze ans, ses voisins ont utilisé un accès qu’ils n’ont juridiquement jamais eu le droit d’emprunter. Mais selon Jean-Pierre Steiger, le problème est ailleurs. Il estime que le passage quotidien des 17 véhicules devant chez lui fait perdre de la valeur à la parcelle et réclame une compensation financière en échange de l’établissement d’un droit de passage.

Une demande qui a fini par mettre le feu aux poudres. Les autres copropriétaires, y compris ceux de son propre immeuble, refusent de rentrer en conflit avec les autres résidents et proposent de régulariser gratuitement la situation. « Tous ceux qui ont acheté un appartement savaient que le parking souterrain était là et qu’il ne disposait que d’un seul accès. Aucun riverain n’a intérêt à un litige, » rappellent-ils dans une prise de position commune.

« Rien n’est gratuit »

De son côté, Jean-Pierre Steiger reste ferme sur sa position : « Rien n’est gratuit et je défends mes droits, » estime-t-il. Depuis, ses voisins ne lui adressent « pratiquement » plus la parole. Et pour cause : le conflit s’est même étendu à deux places de stationnement destinées aux visiteurs. Il a constaté qu’aucun accord ne prévoyait leur utilisation par l’immeuble voisin et estime qu’elles ne devraient donc plus être partagées.

Si la justice pourrait lui donner raison, porter cette affaire devant les tribunaux pourrait en revanche ne pas être très rentable. « On ne peut pas s’attendre à des sommes importantes, » estime un avocat spécialisé dans le droit immobilier. De son côté, Jean-Pierre Steiger ne compte pas céder. « Je souhaite une cohabitation paisible, mais tant que j’aurai l’impression que les autres essaient de m’arnaquer, ce ne sera pas possible. »

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER