Un soldat colombien de la Légion étrangère française a été enlevé en Colombie alors qu’il était en permission, a annoncé l’armée française le 28 août. Les autorités assurent être en contact étroit avec leurs homologues colombiens pour résoudre cette situation, tandis que les premières informations indiquent l’implication de dissidents des FARC, rapporte TopTribune.
Le légionnaire, dont l’identité n’a pas été confirmée, était en permission dans sa ville natale de Pasto depuis quelques jours. Contrairement à ce qui a été rapporté initialement, le ministère des Armées a précisé qu’il ne détenait pas la nationalité française. « Nous n’abandonnons pas ce légionnaire, membre de nos armées. Nous sommes en contact étroit avec les autorités colombiennes, en lien avec notre ambassade », confié une source militaire.
Les autorités françaises soulignent l’efficacité de la coopération colombienne, affirmant que « le canal est ouvert et fluide ». Selon des médias colombiens, le soldat enlevé serait José Olger Melo Charry, arrivé à Pasto le 6 août. L’enlèvement aurait eu lieu peu après, alors qu’il se déplaçait en voiture avec un accompagnateur vers la cordillère des Andes.
Des dissidents des FARC impliqués
Les premiers éléments d’information pointent vers des dissidents des FARC, un groupe guérillero ayant refusé de signer l’accord de paix de 2016, comme étant responsables de cet enlèvement, selon un rapport des autorités colombiennes. D’après les informations, ils ont capturé le soldat après avoir compris son appartenance à la Légion étrangère française.
Ces dissidents, dirigés par Ivan Mordisco, sont décrits comme les plus recherchés de Colombie, étant impliqués dans des activités criminelles telles que le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale. Les enlèvements sont souvent utilisés par ces groupes pour extorquer des fonds ou exercer des pressions sur les gouvernements.