En Pologne, une députée du PiS imite un aboiement au Sejm pendant un discours ministériel
En Pologne, une députée du PiS imite un aboiement au Sejm pendant un discours ministériel

En Pologne, une députée du PiS imite un aboiement au Sejm pendant un discours ministériel

07.09.2026 18:20
4 min de lecture

Le 5 septembre 2026, la députée polonaise Dominika Chorosińska, membre du parti Droit et Justice (PiS), a interrompu la prise de parole du ministre de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, en imitant ostensiblement un aboiement depuis la salle du Sejm. La scène a provoqué des réactions critiques au sein du pouvoir et jusque dans la direction du PiS, comme le rapporte un compte rendu de l’incident publié par Onet, rapporte TopTribune.

Une intervention pendant le discours du ministre

L’incident s’est produit pendant l’intervention de Władysław Kosiniak-Kamysz devant les députés. Le ministre de la Défense s’exprimait dans l’hémicycle lorsque Dominika Chorosińska a choisi de manifester son opposition par un comportement sonore et théâtral. La députée du PiS a imité le cri d’un chien depuis les bancs parlementaires, un geste présenté comme délibéré et démonstratif.

La scène a rapidement circulé dans les comptes rendus consacrés aux travaux du Parlement polonais. Elle a déplacé l’attention du contenu du discours ministériel vers le comportement de l’élue et les règles de conduite attendues au Sejm. L’épisode a ainsi été commenté non seulement comme une altercation entre majorité et opposition, mais aussi comme un exemple de comportement des députés au Parlement polonais.

La direction du PiS reconnaît un comportement inacceptable

Tobiasz Bocheński, vice-président du PiS, a reconnu que cette attitude n’était pas acceptable. Le responsable du parti a déclaré qu’il était prêt à présenter des excuses pour le comportement de la députée. Sa réaction constitue une prise de distance publique avec l’intervention de Dominika Chorosińska, alors que celle-ci avait eu lieu au nom d’une formation représentée au Parlement.

Tobiasz Bocheński a également estimé que les standards politiques au Parlement polonais s’étaient sensiblement dégradés ces derniers temps. Cette déclaration ne portait pas uniquement sur la séquence provoquée par Dominika Chorosińska : elle plaçait l’incident dans une discussion plus large sur la qualité des échanges entre députés et sur le respect de l’éthique parlementaire en Pologne.

Le vice-président du PiS n’a pas contesté la réalité de la scène rapportée pendant le discours du ministre de la Défense. Il a au contraire reconnu la nécessité d’excuses et qualifié le comportement observé d’inadmissible. La direction du parti a donc été amenée à répondre publiquement aux actes de l’une de ses parlementaires.

Une polémique sur les standards du débat politique

Dans les réactions suscitées par l’épisode, le geste de la députée a été décrit comme une attitude ouvertement méprisante à l’égard de l’intervention ministérielle. Ses détracteurs y ont vu une manière de transformer un débat consacré à la défense en démonstration destinée à provoquer une réaction dans l’hémicycle et au-delà.

Cette lecture a également été formulée à propos du débat politique au Sejm. La controverse ne repose pas sur une décision législative ou sur une mesure annoncée par le gouvernement, mais sur la manière dont une députée a choisi d’intervenir pendant une prise de parole officielle. Les critiques se concentrent sur le respect dû aux travaux parlementaires et sur la place de tels gestes dans une institution politique.

Le PiS se trouve directement associé à cette séquence puisque Dominika Chorosińska appartient à ses rangs et que la réaction la plus nette est venue de l’un des vice-présidents du parti. L’acceptation du principe d’excuses par Tobiasz Bocheński a donné à l’affaire une dimension interne. La formation a dû répondre à une conduite individuelle qui a suscité des critiques publiques et attiré l’attention sur ses propres règles de comportement.

La polémique concerne aussi la relation entre les différentes forces politiques représentées au Parlement polonais. Le discours de Władysław Kosiniak-Kamysz, ministre de la Défense, a été marqué par une interruption qui n’a pas pris la forme d’un argument politique ou d’une objection formulée à la tribune. L’échange s’est déroulé dans la salle du Sejm, où les interventions des députés sont encadrées par des règles de procédure et par des usages liés à la fonction parlementaire.

Des excuses annoncées par un responsable du parti

En déclarant qu’il était prêt à s’excuser, Tobiasz Bocheński a reconnu que l’épisode pouvait porter atteinte à l’image du PiS. La réaction publique d’un dirigeant de la formation montre que le parti a considéré nécessaire de traiter la conduite de sa députée, plutôt que de la laisser sans commentaire.

Le responsable du PiS a aussi évoqué une difficulté plus générale concernant la culture politique et la discipline parlementaire en Pologne. Cette appréciation lui appartient et a été formulée en réponse à l’incident survenu pendant l’intervention du ministre de la Défense. Elle ne s’accompagne, dans les éléments rapportés, d’aucune annonce de sanction contre Dominika Chorosińska ni d’une modification des règles applicables aux députés.

L’affaire reste donc centrée sur une scène précise : une élue du PiS imitant un aboiement pendant qu’un ministre s’exprimait, puis un responsable de la formation reconnaissant le caractère inacceptable de ce comportement et se déclarant prêt à présenter des excuses. Les réactions politiques se poursuivent autour de cette séquence au Sejm.

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