En Italie, le projet du parti de Giorgia Meloni de punir la diffamation de quatre ans et demi de prison suscite l'inquiétude
En Italie, le projet du parti de Giorgia Meloni de punir la diffamation de quatre ans et demi de prison suscite l'inquiétude

En Italie, le projet du parti de Giorgia Meloni de punir la diffamation de quatre ans et demi de prison suscite l’inquiétude

12.04.2024
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Un sénateur du parti de la Première ministre a déposé cet amendement à un projet de loi sur la diffamation. L’opposition et les journalistes sont vent debout.

En Italie, ce n’est qu’un projet à ce stade mais il inquiète l’opposition et les journalistes. Gianni Berrino, un sénateur du parti de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, propose dans un amendement à un projet de loi sur la diffamation de punir les auteurs de diffamation d’une peine allant jusqu’à quatre ans et demi de prison. L’opposition et la presse s’inquiètent de cette proposition, le site internet L’Indipendente estimant vendredi 12 avril qu’elle « réintroduit la prison pour les journalistes ». Des sénateurs du Parti démocrate, de gauche, ont qualifié le projet de « dérive dangereuse » et évoquent un « héritage barbare ».

L’amendement prévoit que la personne responsable de manière répétée de diffamation par voie de presse risque jusqu’à trois ans de prison, et jusqu’à quatre ans et demi si la personne est innocente. La loi italienne prévoyait déjà, après la Seconde Guerre mondiale, de menacer de prison les auteurs de diffamation. Mais la Cour constitutionnelle italienne, estimant que cela menaçait la liberté de pensée, avait jugé la mesure inconstitutionnelle en 2021.

Le parti fondé par Berlusconi se dit opposé à la mesure

Le sénateur Gianni Berrino prend le chemin inverse avec cet amendement, même s’il est possible qu’à la fin il ne soit jamais adopté. Forza Italia, le parti de feu Silvio Berlusconi, joue de plus en plus un rôle de modérateur au sein de la majorité et se dit opposé à la mesure. Mais avec cette proposition, le message est passé. Si Giorgia Meloni envoie des signes de modération en Europe depuis son élection, en Italie une partie de sa majorité fait l’inverse depuis un an et demi, par touches successives.

Source: franceinfo

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