Emmanuel Macron transporté par Thomas Pesquet à bord d'un A330 MRTT après la cérémonie des voeux aux Armées

Emmanuel Macron transporté par Thomas Pesquet à bord d’un A330 MRTT après la cérémonie des voeux aux Armées

13.01.2026 19:57
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Le spationaute Thomas Pesquet pilotera l’avion ravitailleur A330 MRTT dans lequel se trouvera le président Emmanuel Macron, lors de son retour de la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) à l’aéroport d’Orly, jeudi prochain. Cette information a été confirmée par l’Élysée, qui a également annoncé que le président prononcera un discours axé sur l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, actuellement compliquée par une impasse budgétaire et les enjeux géopolitiques en vogue, allant de l’Ukraine au Groenland, rapporte TopTribune.

La LPM, votée en juillet 2023, prévoit un budget de 413 milliards d’euros pour les forces armées entre 2024 et 2030. Toutefois, Emmanuel Macron a demandé le 13 juillet une augmentation budgétaire de 3,5 milliards d’euros pour 2026 et de 3 milliards pour 2027, en réponse à « un monde plus brutal » et à une aggravation des menaces, notamment de la Russie. De ce fait, le budget de la défense pourrait pratiquement doubler en dix ans sous ses deux mandats, atteignant près de 64 milliards d’euros annuels d’ici là.

Cette mise à jour de la LPM, initialement retardée, doit désormais être effectuée avant l’été, selon la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

Pourquoi Thomas Pesquet ?

À la fin de l’événement à Istres, le président embarquera à bord du MRTT en direction d’Orly, où il assistera au décollage et à l’atterrissage depuis le cockpit, ainsi qu’à des démonstrations en vol, telles que le ravitaillement d’un avion de combat Rafale et l’évacuation de blessés.

Concernant Thomas Pesquet, il est « colonel de réserve dans l’armée de l’Air affecté à Istres » et possède « tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT », a précisé la présidence.

Le projet de budget pour 2026 prévoit également 57,1 milliards d’euros de crédits pour la défense, soit une augmentation de 13 %. Toutefois, les difficultés du gouvernement et du Parlement à parvenir à un compromis sur l’adoption du budget suscitent des interrogations sur la mise en œuvre de cette trajectoire. L’année 2026 marquera également le lancement d’un nouveau « service national » rémunéré d’une durée de dix mois, une initiative annoncée par Emmanuel Macron en novembre, visant à « répondre aux besoins des armées » face aux risques accrus de conflits.

Les forces armées prévoient d’enrôler 3.000 personnes cette année (1.800 dans l’armée de Terre, 600 dans l’armée de l’Air et de l’Espace, et 600 dans la Marine), puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030, avec une ambition de 42.500 enrôlements d’ici 2035. Plus tard dans l’année, le président prononcera également un discours très attendu sur la dissuasion nucléaire, dans un contexte de menaces grandissantes en Europe depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.

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