
Emmanuel Macron a récemment commencé une visite d’État en Chine, où la guerre en Ukraine sera discutée, mais le principal objectif reste axé sur l’économie, rapporte TopTribune.
Une visite d’État axée sur l’économie en Chine
Le président français, Emmanuel Macron, a posé le pied à Pékin mercredi 3 décembre 2025, marquant le début dune mission de trois jours dédiée aux affaires et à l’économie. L’intention affichée est de rétablir des relations commerciales qui ont longtemps été déséquilibrées en faveur des importations chinoises, tout en promouvant les exportations françaises et en dynamisant les investissements bilatéraux. Macron sera officiellement reçu par Xi Jinping le jeudi 4 décembre 2025, avec une visite prévue le 5 décembre 2025 à Chengdu, dans la province du Sichuan. Selon l’Élysée, cette initiative s’inscrit dans une démarche de « coopération et d’équilibre économique. »
Parmi les priorités de cette visite figurent la facilitation de l’accès au marché chinois pour les entreprises françaises, un renforcement des exportations de France et l’attraction d’investissements chinois en direction de l’Hexagone. Accompagné d’une délégation considérable, comprenant six ministres etune quarantaine de chefs d’entreprises issues de divers domaines, Emmanuel Macron s’affaire à faire entendre la voix des industriels français.
Réduire le déséquilibre commercial avec la Chine
Le déséquilibre commercial entre la France et la Chine est l’une des préoccupations majeures à adresser durant cette visite. L’objectif est de réduire le déficit commercial français envers la Chine. La France propose de repositionner ce déséquilibre dans un cadre élargi, stipulant un rééquilibrage global entre trois grands acteurs : la Chine, l’Europe et les États-Unis. En pratique, Paris incite Pékin à accroître sa demande intérieure plutôt que de se concentrer uniquement sur les exportations.
Pour la France, il est essentiel de promouvoir le renforcement de la production locale, de renouveler l’industrialisation et de soutenir les entreprises nationales face aux compétitions asiatiques. Un cadre commercial plus équilibré est vu comme un atout. Les secteurs ciblés par la visite d’Emmanuel Macron sont diversifiés : luxe, aéronautique, énergie et agroalimentaire.
L’accès aux marchés chinois peut offrir un potentiel considérable, notamment pour les secteurs de l’aéronautique et de l’énergie, tout en attirant des investissements chinois en France. L’accent mis sur l’énergie et l’industrie s’inscrit dans une volonté de renforcer la souveraineté économique et énergétique du pays. Les secteurs du luxe et de l’agroalimentaire espèrent bénéficier de l’ouverture des marchés chinois, dans un contexte où la consommation intérieure est encouragée et où l’image du luxe français est très positive. Enfin, la dimension multilatérale est au cœur de cette visite, car la France aspire à ce qu’elle serve de tremplin pour ancrer un partenariat stratégique durable avec la Chine, surtout en vue de sa présidence du G7 en 2026.