Emmanuel Macron critique les partisans d'une rupture avec l'Algérie lors d'une visite en Ariège

Emmanuel Macron critique les partisans d’une rupture avec l’Algérie lors d’une visite en Ariège

28.04.2026 08:46
1 min de lecture

Macron s’attaque à une politique de confrontation avec l’Algérie

Lors de sa visite dans le département de l’Ariège le 27 avril, Emmanuel Macron a critiqué ceux qui prônent une rupture avec l’Algérie, les qualifiant de « mabouls ». Ces démagogues, selon le président, mettent en péril le fonctionnement économique et des services publics, rapporte TopTribune.

Lors d’une rencontre avec des personnels soignants à l’hôpital de Lavelanet, Macron a pointé la nécessité d’accueillir des praticiens étrangers dans un système de santé en crise. Il a évoqué les « déserts médicaux » et la saturation des services, dénonçant un cadre légal trop complexe pour les médecins étrangers, qui doivent repasser des concours même s’ils exercent déjà. « C’est le bordel ! Un système qui marche sur la tête ! », a-t-il fustigé.

Bien qu’il n’ait pas mentionné de noms, l’ex-ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, reconnu dans cette critique, a répondu en dénonçant « la politique des bons sentiments avec le régime d’Alger », qu’il considère comme vouée à l’échec. Retailleau a également évoqué les personnes sous Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) que l’Algérie refuse de récupérer, alimentant les tensions.

Connu pour son franc-parler, Retailleau avait déjà plaidé pour une politique plus ferme envers l’Algérie, en proposant de dénoncer l’accord franco-algérien de 1968. Son parcours lui a valu d’être associé à des positions rigides, y compris une menace de quitter le gouvernement si des concessions n’étaient pas faites concernant la récupération de ressortissants algériens en situation irrégulière.

Pour améliorer les relations bilatérales, un pragmatisme accru s’impose. Environ 20 000 médecins exerçant en France ont obtenu leur diplôme à l’étranger, dont 8 000 en Algérie ; leur contribution est essentielle pour maintenir le système de santé français. Cependant, à l’approche des élections, le risque d’une surenchère politique pourrait obscurcir la nécessité d’un dialogue constructif entre les deux nations.

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