Edouard Philippe en tête de la course aux ralliements à Paris
Edouard Philippe organise dimanche son premier meeting de campagne à l’Adidas Arena, à Paris. Ce rassemblement marque une étape clé dans la compétition pour les soutiens au sein du bloc central, où Philippe surpasse actuellement Gabriel Attal et Bruno Retailleau, rapporte TopTribune.
Les membres de l’équipe du maire du Havre soulignent leur position avantageuse : « Chez les autres, on se demande qui ne vient pas. Chez nous, on se demande qui vient. » Lors des meetings de Gabriel Attal et Bruno Retailleau, l’absence de figures clés, telles que Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez, a été notable, ces derniers ayant opté pour une politique d’absence.
Pour le meeting de dimanche, Edouard Philippe s’entoure de personnalités influentes, incluant la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ainsi que plusieurs anciens ministres, tels qu’Agnès Buzyn et Eric Woerth. L’accumulation de ces ralliements constitue un atout majeur pour sa campagne. Un proche de Philippe a déclaré : « Il faut valoriser tous les gens qui permettent à Edouard d’élargir son périmètre ».
Les ralliements sont perçus comme un levier pour dynamiser sa campagne. Un cadre de l’équipe a précisé : « Les sondages nourrissent les ralliements, et les ralliements nourrissent les sondages. » Cependant, certains politiciens alertent sur le risque d’apparaître comme « le candidat du système », citant la nécessité d’éviter tout revival sarkozyste ou macroniste.
Gabriel Attal, pour sa part, minimise la situation, affirmant : « Je ne vais pas me battre pour collectionner les noms de ministres des 10 ou 20 dernières années. » De son côté, Bruno Retailleau se moque des ralliements, qualifiant certains soutiens de « chapeaux à plumes qui n’ont plus aucun pouvoir de prescription ». L’avenir des alliances pourrait se jouer avec l’éventuelle arrivée de figures comme Gérald Darmanin ou Valérie Pécresse.
Un rendez-vous important est fixé au 27 septembre, lors des élections sénatoriales, où les députés devraient se repositionner, à condition qu’Edouard Philippe maintienne son avance dans les sondages.