Dominique de Villepin a annoncé sa volonté de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2027 lors d’une intervention sur BFMTV, affirmant : « Je le confirmerai quand la campagne électorale aura commencé. » Cependant, l’ancien Premier ministre n’est toujours pas officiellement en lice pour le scrutin qui aura lieu les 18 avril et 2 mai de l’année prochaine, rapportent TopTribune.
Un potentiel candidat très bas dans les sondages
Crédité de seulement 2% des intentions de vote dans les sondages, il a exclu toute participation à une primaire, considérant ce format comme « le dernier gadget des désespérés ».
Bien qu’il ne soit pas encore officiellement en campagne, Dominique de Villepin a lancé des critiques envers certains candidats, en particulier Édouard Philippe, concernant les questions d’immigration. « Quand je vois Édouard Philippe, membre d’un parti républicain, dire à Mayotte qu’il faut revoir le droit du sol et le droit d’asile… On est en France, à Mayotte. Si on remet en cause le droit d’asile à Mayotte, qu’est-ce qu’on fait sur l’Hexagone, le territoire national ? », a-t-il questionné, en promettant un « moratoire total » sur l’immigration à Mayotte, qui inclurait le droit du sol, le droit d’asile et le regroupement familial.
Villepin fustige la « surenchère » sur l’immigration
Dominique de Villepin a critiqué la tendance à la surenchère sur les questions d’immigration, affirmant que « tous ceux qui veulent jouer à coups d’exceptions » non seulement portent atteinte à notre régime républicain mais favorisent également les intérêts du Rassemblement National. « Qui préférera la copie, c’est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? », a-t-il insisté. De même, il a qualifié la promesse du RN d’un référendum sur l’immigration de « énième surenchère » qui, selon lui, écarte le parti d’extrême droite des normes républicaines.