Nouvelle vague de chaleur en septembre : la date de son arrivée est confirmée et c'est imminent.

Nouvelle vague de chaleur en septembre : la date de son arrivée est confirmée et c’est imminent.

01.09.2026 07:36
4 min de lecture

Les signaux deviennent de plus en plus probants. D’après une analyse de Selectra effectuée le 30 août 2026 au soir sur les 51 scénarios du modèle européen ECMWF via Open-Meteo, 98 % de ces prévisions indiquent des températures supérieures à 32 °C à Toulouse le vendredi 4 septembre, avec une température médiane projetée à 36 °C, rapporte TopTribune.

Une semaine auparavant, seulement un tiers des scénarios annonçaient des températures pour cette même date. Un élément qui était resté discret jusqu’ici a commencé à émerger : les températures nocturnes. Ce renforcement en deux jours est considéré comme un indicateur d’une configuration météorologique qui se stabilise. À l’approche de cette échéance, il s’agit maintenant d’une prévision confirmée plutôt que d’une simple tendance.

Un maximum prévu vendredi ou samedi, selon les modèles

Les experts ne s’accordent pas entièrement sur la date précise du pic de chaleur. Le météorologiste Guillaume Séchet, sur son site Météo-Paris, prévoit une bascule dès jeudi, mais indique que le pic devrait être atteint plutôt le samedi, avec une chaleur notable dès jeudi. La prévision de Selectra du 30 août indique que le maximum se produirait le vendredi 4 septembre, avec une température médiane de 36 °C, et 84 % des scénarios prévoient des températures franchissant les 35 °C, certaines atteignant jusqu’à 40 °C.

Le météorologue Yann Amice, interrogé par le média Actu, explique le phénomène : à partir du 3 septembre, le courant-jet serait décalé vers le nord, près des îles Britanniques, tandis qu’une dorsale se renforcerait sur la Méditerranée. Les températures maximales dans le Sud-Ouest atteindraient rapidement 30 à 31 °C à partir du 4 septembre, suivies d’une hausse particulièrement marquée entre le 4 et le 5.

Selon les prévisions de Yann Amice, le jour du pic, le samedi 5 septembre, les températures pourraient varier entre 37 et 39 °C, avec des valeurs localisées atteignant 39 °C. Il n’est pas exclu que la barre des 40 °C soit franchie. « Cette situation devrait persister jusqu’aux 8 et 9 septembre », précise-t-il, tout en ajoutant que les modèles ECMWF et AIFS confirment la présence d’un pic.

Après le 5 septembre, un déclin progressif des températures est envisagé. Cependant, un autre signal, encore incertain, se dessine aux alentours des 9 et 10 septembre : un talweg pourrait surgir par la Bretagne, soit annulant la dorsale résiduelle, soit, à l’inverse, la renforçant vers l’est, un scénario en pleine évolution dans le modèle AIFS.

Paris et Lille resteront en grande partie épargnés

Cette vague de chaleur n’affectera pas le pays uniformément. À Lille, aucun des 51 scénarios analysés par Selectra ne prévoit de dépassements au-dessus de 32 °C, quel que soit le jour, les médianes se maintenant entre 21 et 23 °C. À Paris, la probabilité de dépasser ce seuil atteint son maximum à 8 %, mais seulement pour le 6 septembre ; les médianes fluctuent entre 26 et 28 °C.

Météo-France annonce des températures de 28 °C à Paris, 29 °C à Rennes, 30 °C à Strasbourg et Marseille, avec des maximales de 34 °C à Lyon et des pointes allant jusqu’à 36 °C dans le sud, le tout avec un indice de confiance de 4 sur 5.

La Chaîne météo prévoit des valeurs maximales entre 32 et 35 °C de la Nouvelle-Aquitaine à la vallée du Rhône. La chaleur progresse d’Espagne et du Maghreb, s’établit sur le Sud-Ouest, avance vers la vallée du Rhône, avant de s’estomper en direction de la Loire. De ce fait, un habitant de Rouen ou de Roubaix pourrait connaître une première semaine de septembre des plus ordinaires.

Pas une sixième canicule, mais peut-être une quatrième

Le terme de « sixième canicule » a circulé avec l’annonce de cet épisode, mais il ne correspond pas au décompte officiel de Météo-France. Cette dernière a recensé trois vagues de chaleur à l’échelle nationale en 2026 : quatorze jours en juin, seize en juillet, et vingt-deux jours à partir de la fin juillet, correspondant respectivement aux 52e, 53e et 54e vagues enregistrées depuis 1947.

Le décompte à cinq ou six dont il est fait mention ailleurs repose sur des méthodes variées, incluant des épisodes régionaux ou appliquant des seuils moins stricts. Par le critère officiel, l’épisode qui se prépare au début septembre se classerait comme la quatrième vague de chaleur nationale de l’année, et non la sixième.

En France, les définitions de la canicule sont strictes : les indicateurs biométéorologiques, qui mêlent minimales et maximales moyennées sur trois jours consécutifs, doivent atteindre des seuils spécifiques à chaque département pendant trois jours et trois nuits. Des après-midi chauds isolés ne suffisent jamais à établir une canicule.

À Toulouse, la probabilité d’une nuit à 20 °C ou plus atteint 55 % le 5 septembre, grimpe à 90 % le 6, puis redescend à 82 % le 7, alors qu’elle se situait en dessous de 50 % deux jours plus tôt. La médiane demeure au-dessus de 32 °C du 3 au 7 septembre, représentant cinq jours consécutifs de chaleur, ce qui n’était pas le cas une semaine auparavant.

Ce lundi 31 août, le temps reste instable, prolongeant les perturbations de la fin du mois. Le bulletin de vigilance diffusé la veille à 16 heures n’indique aucun département en orange, seuls vingt-quatre étant en jaune.

Les maximales entre le 31 août et le 2 septembre varieront entre 20 et 29 °C dans les grandes villes surveillées, avec des nuits encore fraîches. Une bascule est attendue à partir du mercredi 2 et surtout le jeudi 3 septembre, marquant un possible retour du blocage anticyclonique.

La Chaîne météo souligne que si le retour à des valeurs élevées est maintenant établi pour la fin de la semaine, la durée et l’intensité de cet épisode demeurent encore sujettes à caution.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER