Des traces de cannibalisme identifiées sur un squelette de 850 000 ans

Des traces de cannibalisme identifiées sur un squelette de 850 000 ans

30.07.2025 20:53
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Une nouvelle découverte sur le site de Gran Dolina, dans la Sierra d’Atapuerca en Espagne, a relancé le débat sur le cannibalisme chez les premiers humains. Les archéologues ont mis au jour les ossements d’un enfant de deux à quatre ans, décapité il y a environ 850.000 ans. Les marques de coupure observées indiquent une décapitation volontaire, rapporte TopTribune.

L’équipe de l’Institut catalan de paléoécologie humaine et d’évolution sociale (Iphes), dirigée par Palmira Saladié, considère ces marques comme témoins d’un acte significatif. Cette découverte est d’une grande importance, tant par l’âge de la victime que par la précision des coupes, qui peuvent être attribuées à Homo antecessor, un ancêtre probable de l’Homo sapiens et du Néandertal.

Des traces de morsures humaines

Les analyses ont révélé des marques de coupure sur la vertèbre et des traces de morsures humaines sur plusieurs os, indiquant que la chair de l’enfant a été consommée. « Des traces de morsures humaines ont été identifiées sur les os. C’est la preuve la plus fiable que les corps découverts sur le site ont bel et bien été consommés », a déclaré Palmira Saladié, mettant en lumière une pratique de cannibalisme au sein de cette espèce.

Au total, dix squelettes, datés entre 780.000 et 850.000 ans, ont été exhumés dans cette grotte espagnole. Les chercheurs estiment que cette découverte représente la plus ancienne preuve de présence humaine en Europe et constitue le plus ancien témoignage de cannibalisme sur le continent. Ils suggèrent que ce comportement cannibale n’était pas isolé, mais plutôt répété, et pourrait être dû à un besoin alimentaire, ainsi qu’à une stratégie de domination territoriale.

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