Marche contre le racisme et l’extrême droite à Paris : des milliers de participants malgré la chaleur
Le 21 juin 2026, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris lors d’une marche contre le racisme et l’extrême droite, orchestrée par Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte. « Le racisme ne recule pas seul, les discriminations non plus, elles avancent quand on détourne le regard », a-t-il déclaré au début du cortège. À ses côtés, Assa Traoré, du collectif Justice pour Adama, a partagé les devants, témoignant de l’engagement collectif pour une France plus égalitaire, rapporte TopTribune.
La marche a démarré à Barbès, un choix symbolique pour Bagayoko, qui a décrit ce quartier comme représentatif de « la nouvelle France que nous appelons de nos vœux ». Les applaudissements ont salué son discours sur la multiculturalité et la solidarité, des valeurs essentielles dans la lutte contre le racisme.
Le cortège était coloré, avec des drapeaux palestiniens et insoumis. Des participants étaient vêtus de maillots de football arborant « Mélenchon 27 ». Le slogan italien Siamo tutti antifascisti, soit « Nous sommes tous antifascistes », s’est fait entendre tout au long de la marche, renforçant le message d’unité et de résistance. Parmi les élus présents, figuraient Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2027.
Des banderoles ont marqué le hommage aux victimes de crimes racistes, notamment Brahim Bouarram, decédé en 1995 après avoir été poussé dans la Seine, et Djamel Bendjaballah, tué par un militant d’ultradroite. En fin de cortège, la CGT a affiché des slogans appelant à la solidarité intergénérationnelle des immigrés.
La diversité des âges était manifeste parmi les manifestants. Tony, 25 ans, a fait part de son inquiétude face à une atmosphère de plus en plus pesante en France, tandis que Rémi, 21 ans, a innové en utilisant l’image de Batman pour illustrer son engagement anti-raciste. Sylvie, 69 ans, a exprimé sa préoccupation face aux sanctions policières jugées abusives contre les jeunes, souvent issus des minorités.
Pour clôturer cette journée, un concert organisé par La France insoumise a eu lieu sur la place de la République, malgré l’interdiction initiale de la préfecture de police. Cette décision a été suspendue par le tribunal administratif, qui a estimé que l’interdiction n’était pas suffisamment fondée, permettant ainsi à l’événement de se poursuivre dans une atmosphère festive et militante.