Des eurodéputés prorusses tentent de peser sur la délégation du Parlement européen consacrée à la Russie
Des eurodéputés prorusses tentent de peser sur la délégation du Parlement européen consacrée à la Russie

Des eurodéputés prorusses tentent de peser sur la délégation du Parlement européen consacrée à la Russie

18.09.2026 14:45
4 min de lecture

Le député européen polonais Grzegorz Braun, le parlementaire tchèque Ondřej Dostál et l’eurodéputé slovaque Ľuboš Blaha ont tenté de renforcer leur position au sein de la délégation du Parlement européen chargée des relations avec la Russie, selon des informations publiées le 16 septembre 2026. La démarche portait notamment sur l’élection d’Ondřej Dostál à la vice-présidence de cette structure et sur la participation d’opposants russes à une réunion, rapporte TopTribune

Une candidature au centre de la réunion

La délégation du Parlement européen consacrée à la Russie est chargée de suivre la situation politique dans le pays et d’entretenir les échanges parlementaires liés à ce dossier. C’est dans cette instance que Grzegorz Braun et ses alliés ont cherché à obtenir une place plus importante pour Ondřej Dostál.

Le député polonais appartient à la formation d’extrême droite Confédération de la Couronne polonaise. Ondřej Dostál est un parlementaire tchèque. Ľuboš Blaha, député européen slovaque, a apporté son soutien à cette initiative. Les trois élus devaient ainsi défendre la candidature du parlementaire tchèque à la fonction de vice-président de la délégation.

D’après le récit publié par le média polonais Oko.press, la tentative a provoqué un affrontement qui a duré près d’une heure au cours de la réunion. La candidature d’Ondřej Dostál aurait été proche d’aboutir, ce qui aurait donné à ce groupe une position renforcée dans une structure consacrée au suivi de la Russie.

Des opposants russes empêchés de prendre la parole

Le conflit ne portait pas uniquement sur la fonction de vice-président. Les élus associés à cette démarche ont également bloqué les interventions d’opposants russes lors de la réunion de la délégation. Le déroulement de la séance a donc concentré deux enjeux distincts : la composition de la direction interne et la possibilité, pour des représentants de l’opposition russe, de s’exprimer devant les parlementaires européens.

La question de la parole accordée aux opposants russes au Parlement européen s’est retrouvée au cœur des échanges. Le texte faisant état de la réunion ne précise pas les noms de l’ensemble des personnes concernées ni le contenu détaillé des interventions qui devaient être prononcées. Il rapporte en revanche que leur participation a été contestée dans le cadre de la même séance.

La réunion a ainsi été marquée par une confrontation procédurale. Les participants ont débattu à la fois de l’accès à une fonction dirigeante et de l’ordre des prises de parole. Les informations disponibles décrivent une tentative menée de manière coordonnée par des élus issus de trois pays membres de l’Union européenne.

Une mobilisation autour du dossier russe

Grzegorz Braun et ses partenaires défendent des positions favorables à Moscou, selon la présentation faite dans le compte rendu de l’incident. Leur action s’est concentrée sur une instance du Parlement européen directement consacrée à la Russie, plutôt que sur une déclaration publique en séance plénière ou sur un vote général de l’institution.

Cette distinction est importante pour comprendre la nature de l’épisode. Il ne s’agissait pas, d’après les éléments rapportés, de l’adoption d’une résolution européenne sur la Russie. La démarche concernait le fonctionnement interne d’une délégation parlementaire : le choix d’un vice-président et les conditions dans lesquelles des intervenants extérieurs pouvaient participer à une réunion.

Le déroulement de la séance montre toutefois que la composition et les procédures d’une délégation peuvent devenir l’objet d’une bataille politique. Le groupe formé autour de Grzegorz Braun a cherché à obtenir une fonction officielle pour Ondřej Dostál et à empêcher la prise de parole d’opposants russes. Ces deux initiatives ont été traitées au cours de la même réunion.

Une présence de plusieurs pays européens

L’épisode met en présence des responsables politiques polonais, tchèques et slovaques. Leur coordination autour d’une délégation dédiée à la Russie illustre la présence, au sein du Parlement européen, de courants qui contestent la place accordée à l’opposition russe et défendent des positions favorables aux intérêts de Moscou.

Le compte rendu ne fournit pas d’éléments permettant d’attribuer à cette initiative une décision formelle de la délégation ou une modification durable de sa direction. Il établit en revanche que la candidature d’Ondřej Dostál a été discutée et que les interventions d’opposants russes ont été bloquées pendant la réunion. La tentative est décrite comme ayant été proche du succès.

La délégation conserve donc un rôle central dans le suivi des affaires russes au sein du Parlement européen. Ses réunions peuvent porter sur la situation politique en Russie, sur les relations avec les représentants russes et sur la place accordée aux voix de l’opposition. La séance du 16 septembre 2026 a été consacrée, au moins en partie, à la question de savoir qui pouvait exercer une responsabilité dans cette structure et qui pouvait y prendre la parole.

Les faits rapportés ne permettent pas d’aller au-delà de cet épisode précis. Ils établissent une tentative d’influence menée par Grzegorz Braun, Ondřej Dostál et Ľuboš Blaha, ainsi qu’un affrontement d’environ une heure autour de la vice-présidence et des interventions prévues. Le fonctionnement de la délégation russe du Parlement européen reste au centre du suivi de cette affaire.

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