Lors du 126e congrès du Parti radical à Dijon ce dimanche, une brève poignée de mains a eu lieu entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, deux rivaux du bloc central qui s’affrontent pour être le candidat aux élections présidentielles de 2027. Les deux leaders ont réitéré leur appel au « rassemblement », sans toutefois résoudre la délicate équation politique. Attal a déclaré : « Je défends l’idée du rassemblement le plus large possible […] C’est possible de le faire des sociaux-démocrates à la droite républicaine », devant près de 200 sympathisants, rapporte TopTribune.
« On doit se parler »
Attal a ensuite insisté sur la nécessité du dialogue et de la coopération entre les différentes factions : « Évidemment qu’on doit se parler, qu’on doit travailler ensemble. C’est pour ça que j’ai proposé un comité de liaison il y a quelques mois », a-t-il souligné, se référant à une initiative lancée en mars dernier réunissant des représentants des partis du bloc central, bien que cela ne concerne pas encore les candidats.
Édouard Philippe, prenant la parole par la suite, a reconnu que « ce rassemblement, nous en aurons besoin dans les mois qui viennent ». Cependant, il a averti que cela ne devrait pas être une simple addition d’appareils partisans, prônant une union fondée sur des valeurs communes : la défense de la construction européenne, d’une économie de marché régulée, de l’autorité de l’État et l’attachement à la laïcité et au caractère universaliste de la République.
Refus de la primaire
Philippe a également réaffirmé son opposition à l’idée d’une primaire au sein du bloc central, arguant que ce processus tend à mettre en avant les divergences plutôt que les points communs. « L’enthousiasme aidant – on l’a vu chez les camarades socialistes –, le ton monte. Le ton montant, les attaques se font de plus en plus ad hominem. Et à la fin du process […] les failles béantes qui se sont créées pendant l’exercice rendent au mieux le rassemblement hypocrite, au pire impossible », a-t-il détaillé. Les résultats du premier tour de la primaire sociale-démocrate doivent être annoncés ce dimanche soir.
Les deux hommes n’avaient pas eu d’échanges depuis leur présence commune à la messe du pape à Paris il y a deux semaines, où ils étaient assis l’un à côté de l’autre sans échanger un mot, séparés par Valérie Pécresse (LR), la présidente de la région Île-de-France. Attal a précisé à la presse qu’il avait effectivement parlé avec Édouard Philippe, mais n’a pas donné plus de détails. Philippe, candidat du mouvement Horizons, demeure le mieux placé dans les sondages au sein du camp central.
