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Découvrez quelques pistes pour mener à bien les créations de vos enfants.
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Choisir de créer
La première étape essentielle pour la réalisation d’un projet artistique est… de prendre le temps de créer. Pourquoi ne pas remplacer un moment de 30 minutes devant l’écran par un moment devant du matériel de bricolage ?
« Si on ne se laisse pas le temps de s’ennuyer, on tue notre créativité. Ça prend des temps morts pour laisser les idées germer, pour laisser la créativité arriver », soutient Catherine Malbœuf-Hurtubise, psychologue pour enfants et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les arts et les approches existentielles en santé mentale jeunesse.
Rassembler le matériel
Avec des ciseaux, de la peinture et des articles trouvés dans le bac de recyclage, on peut créer une multitude de décorations d’Halloween. Si on a besoin d’inspiration pour démarrer un projet, on peut trouver une foule d’idées sur le web. Et on peut ensuite utiliser notre imagination pour rendre la création unique.
L’éducatrice à la petite enfance Monica Labillois choisit justement de laisser libre cours à la créativité des enfants.
« Pour le bricolage, j’ai un chariot avec plein de matériel dedans. Colle, ciseaux, petits pompons, feuilles, cartons… Si, par exemple, j’imprime des citrouilles pour l’Halloween, je les ajoute simplement au matériel. Et là, il y a des enfants qui vont bricoler, d’autres qui vont faire autre chose puisque ça les intéresse moins », explique celle qui travaille avec des enfants de 2 et 3 ans.
Évidemment, à l’automne, les feuilles d’arbre et les cocottes (pommes de pin) que l’on retrouve au sol ainsi que les citrouilles sont des éléments de la nature qui peuvent être ajoutés au matériel créatif.
Cultiver les champs d’intérêt des enfants
La réalisation de bricolages et de costumes n’est pas une activité qui intéresse tous les enfants. Toutefois, afin de leur faire découvrir leurs champs d’intérêt, il faut avant tout les exposer à diverses activités.
C’est de cette manière qu’on peut éveiller quelque chose en eux, expose Véronique Désormeaux, alias Maman-Bricole.
« Quand je donne des ateliers créatifs, ça arrive que je me retrouve devant des enfants que ça interpelle moins, voire pas du tout. Je leur dis : “Ce n’est pas grave si tu n’aimes pas ça, mais tu peux quand même essayer de le faire et peut-être que tu vas avoir du fun.” Puis, pour de vrai, la majorité du temps, ils ont du fun. Est-ce qu’ils vont le refaire à la maison après ? Peut-être pas, mais pendant qu’ils l’ont fait, ils ont eu du fun », constate la conceptrice et animatrice d’ateliers créatifs.
D’ailleurs, elle-même s’amuse à trouver des idées de projets originaux à faire avec ses enfants qui grandissent et dont les préférences changent avec le temps. « Avec mon garçon, qui va bientôt avoir 15 ans, il faut que je lui propose de plus grands projets comme faire un grand serpent à mettre sur notre terrain avec nos autres décorations d’Halloween », donne-t-elle comme exemple.
Avoir des attentes réalistes
Les parents peuvent être de bons accompagnateurs dans les missions artistiques de leurs enfants, entre autres pour gérer leurs attentes.
C’est vraiment important de ne pas se lancer dans de gros projets impossibles parce que ça va être frustrant pour tout le monde. Il faut que le processus reste relativement plaisant pour les parents et l’enfant.
En effet, pour l’enfant, l’important dans une mission artistique est davantage le processus que le résultat.
Mais, comme parent, quelle place doit-on prendre au sein du projet de son enfant ?
« C’est tout un jeu d’équilibriste entre aider l’enfant parce qu’il y a des tâches qu’il ne sera pas capable de faire et, en même temps, laisser place à sa créativité. Pour le développement cognitif de l’enfant, c’est important qu’il aille jusqu’au bout de ses capacités et même qu’il soit accompagné dans le dépassement de ses capacités. Et aussi, qu’il se sente autonome dans ce qu’il fait et que, une fois le produit fini, il ait une fierté puisqu’il sait que c’est lui qui l’a fait », explique Mme Petitclerc.
Pour l’enfant, on vient ici notamment développer une meilleure confiance en ses propres capacités.
Prendre le temps de créer avec son enfant
De nombreuses familles doivent faire face à un grand défi : le manque de temps.
Cependant, la réalisation de projets créatifs ne doit pas nécessairement être contraignante quant au temps à y consacrer comme parent.
« Souvent, on voit ça trop gros : il faut tasser tout ce qu’il y a sur la table de la cuisine, installer une nappe, sortir tout le matériel, prendre tout un avant-midi pour créer… Mais ce n’est pas toujours ça », rappelle la mère passionnée de bricolage Véronique Désormeaux.
Si on veut passer du temps à bricoler avec son enfant, ce temps peut être fragmenté. « Tu peux prendre un 15 minutes avant ou après les devoirs. Puis, un autre 15 minutes le dimanche matin. Au bout du compte, tu arrives quand même au même résultat », propose-t-elle.
Pour Véronique Désormeaux, prendre le temps de bricoler avec ses enfants crée même quelque chose de plus grand : elle développe de précieux liens de complicité avec ses jeunes.
« Je suis tout le temps en tête-à-tête avec mes enfants. Pendant qu’on bricole ensemble, on jase d’un paquet d’affaires. Quand on fabriquait le serpent pour l’Halloween dans les dernières semaines, on jasait de politique, raconte-t-elle. Tu peux zigzaguer dans les conversations. Puis, parfois, ça arrive que ton enfant décide de te raconter quelque chose qui l’a fait sentir moyennement bien à l’école. »
Récolter les bienfaits
Le bricolage apporte son lot de bienfaits chez les enfants :
- Le développement moteur (motricité de l’enfant) ;
- Le développement de la créativité et de l’autonomie ;
- La capacité à planifier un projet et à résoudre des
