Ce poisson que vous achetez chaque semaine au supermarché contient du mercure : un toxicologue détaille la quantité maximale à ne pas dépasser.

Ce poisson que vous achetez chaque semaine au supermarché contient du mercure : un toxicologue détaille la quantité maximale à ne pas dépasser.

30.03.2026 08:16
2 min de lecture

Le poisson occupe une place privilégiée dans la gastronomie française : riche en protéines et en acides gras oméga-3, cet aliment est souvent mis en avant pour ses bienfaits cardiovasculaires et son rôle dans une alimentation saine. Pourtant, derrière cette image positive, se cachent des préoccupations notables, notamment l’accumulation de mercure dans certaines espèces, rapporte TopTribune.

Le mercure : un enjeu croissant dans les écosystèmes marins

Le mercure constitue un contaminant de plus en plus répandu dans les milieux aquatiques. À travers la chaîne alimentaire, les poissons prédateurs et sauvages absorbent ce métal toxique sans en avoir conscience, ce qui conduit à une accumulation dangereuse au sein de leurs tissus. Des études publiées par la revue scientifique Toxicologie Analytique et clinique mettent en lumière les effets néfastes d’une exposition continue au mercure : dégradations des fonctions rénales, hépatiques et cognitives, ainsi que problèmes entourant la reproduction, hypertension et troubles neurologiques. Les groupes les plus vulnérables incluent les femmes enceintes, les jeunes enfants de moins de 30 mois et les individus immunodéprimés.

Bien que certains experts recommandent d’opter pour des poissons d’élevage, jugés moins contaminés par le mercure, la diététicienne nutritionniste Alexandra Retion exhorte à la prudence concernant tous les poissons sauvages. Le débat autour de la pêche sauvage comparée à l’élevage demeure un sujet débattu en ce qui concerne la sécurité alimentaire.

Daurade et autres espèces à surveiller de près

La daurade, un poisson prisé pour sa chair délicate et sa faible teneur en matières grasses, est souvent perçue comme une option relativement sûre, affichant des niveaux de mercure moins préoccupants que d’autres espèces. Néanmoins, plusieurs poissons méritent une attention particulière :

  • l’espadon
  • le marlin
  • le grenadier
  • le bar
  • le requin
  • le thon

Ces espèces peuvent contenir des concentrations de 23 mg/kg de mercure dans leurs tissus, ce qui équivaut à près de 100 000 fois la concentration présente dans leur habitat aquatique.

Pour une consommation plus sûre, il est conseillé d’alterner entre poissons maigres (comme la daurade) et poissons gras (tels que le saumon). D’après Santé Publique France, une consommation de poisson deux fois par semaine est préférable pour bénéficier de ses apports nutritionnels tout en réduisant les risques sanitaires.

Comprendre et respecter les recommandations de consommation

Pour minimiser l’exposition au mercure, l’OMS préconise de ne pas dépasser la limite maximale de 200 µg de mercure par semaine (µg = microgrammes). En France, la consommation actuelle avoisine légèrement ce plafond, atteignant 267 µg par semaine, ce qui doit inciter à une réévaluation de certaines pratiques alimentaires. Il est recommandé de ne consommer la daurade qu’une fois par semaine, de choisir des morceaux frais provenant de sources de pêche durables, et de varier les espèces ainsi que les sites de pêche.

Marie Martin, qui travaille à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, souligne l’importance de la quantité consommée ainsi que la durée d’exposition aux métaux lourds : rester vigilant est essentiel, relayee L’Internaute. Évaluer les bénéfices et risques exige une approche réfléchie et consciente de la consommation de poisson.

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