Budget : "Un effort mesuré aujourd'hui pour garantir notre avenir," souligne le député MoDem Marc.

Budget : « Un effort mesuré aujourd’hui pour garantir notre avenir, » souligne le député MoDem Marc.

16.07.2025 09:33
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Le député du MoDem, Marc Fesneau, a été l’invité de France Inter mercredi, discutant des mesures récemment annoncées par le Premier ministre pour réduire le déficit public, rapporte TopTribune.

Efforts budgétaires et sacrifices collectifs

Dans cette apparition médiatique, Fesneau a déclaré : « Si on fait l’effort mesuré qui est demandé maintenant, on arrivera à s’en sortir ensuite. » Il a souligné l’importance des annonces faites par François Bayrou concernant le budget 2026 et les économies prévues de 43,8 milliards d’euros. Bien qu’il reconnaisse la nécessité de ces efforts, il insiste sur la nécessité de mesurer ces derniers : « Jamais vous ne me verrez dire que ce n’est pas un effort, mais c’est un effort mesuré. » Il a également précisé que le gouvernement serait amené à « freiner très fortement la dépense », car il semble impensable de s’attendre à ce que toutes les catégories de citoyens soient exemptées des sacrifices nécessaires.

Le Premier ministre a annoncé un gel des prestations sociales et des retraites pour une durée d’un an, une mesure que Fesneau considère comme un véritable effort collectif : « L’année blanche, c’est un effort globalement pour l’ensemble des Français puisque c’est à la fois les prestations sociales et les retraites. » Pour lui, même les retraités, ainsi que les jeunes et les actifs, doivent accepter la nécessité d’un contrôle rigoureux des dépenses publiques, afin de contenir la dette nationale.

Menaces économiques et urgences budgétaires

Le député a averti que ne pas agir maintenant pourrait entraîner des conséquences désastreuses, comparables à celles vécues par certains pays européens : « Si nous ne le faisons pas, la question ne sera plus de geler les pensions, la question sera ce qui s’est passé en Espagne, en Italie, en Grèce, de diminuer les pensions. »

Lorsqu’on lui a demandé de commenter la suggestion de supprimer deux jours fériés, avancée par François Bayrou, Fesneau a souligné que, selon lui, « l’objectif derrière, c’est bien de produire plus de richesses pour pouvoir distribuer plus de richesses. » Une analyse qui met en avant la nécessité d’une croissance économique pour justifier les mesures d’austérité.

Concernant une éventuelle augmentation de la contribution des plus hauts revenus, Fesneau a exprimé un avis « plutôt favorable », soulignant qu’il serait approprié d’envisager cette taxation jusqu’à ce que l’équilibre budgétaire soit rétabli. Il a ajouté que bien que cette taxe soit nécessaire à court ou moyen terme, elle ne devrait pas devenir une solution à long terme. Fesneau a précisé : « Faire payer des impôts, comme si c’était une punition pour les Français et même les plus riches, c’est un peu curieux pour ne pas dire grotesque. »

Une approche équilibrée pour l’impôt

Il a également insisté sur le fait qu’il n’est pas obligatoire d’augmenter constamment la pression fiscale. Cependant, il a déclaré qu’un effort équitable devait être fait, et qu’il pourrait être légitime pour les plus fortunés de contribuer davantage : « Qu’il y ait le signal d’une justice, d’une justesse de l’effort fiscal vers les plus fortunés, ça me paraît logique. » Ce dernier point rappelle que toute contribution supplémentaire se ferait sur des revenus supérieurs à 250 000 euros par an.

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