Budget de la Sécurité sociale : examen à l'Assemblée marqué par des divergences et une censure possible

Budget de la Sécurité sociale : examen à l’Assemblée marqué par des divergences et une censure possible

12.10.2026 09:26
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Le gouvernement de Sébastien Lecornu fait face à des discussions tumultueuses au Parlement sur le projet de budget de la Sécurité sociale, qui commence ce lundi. L’exécutif vise à réduire de moitié le déficit de l’organisme, un objectif difficile à atteindre dans un contexte politique tendu, rapporte TopTribune.

Le texte le 20 octobre dans l’hémicycle

Pour ce premier examen en commission, avant le passage dans l’hémicycle mardi 20 octobre, plus de 1.600 amendements ont été déposés. Le Parlement dispose jusqu’à fin novembre pour se prononcer sur le texte, sinon le gouvernement pourrait recourir à une ordonnance.

Lors de la présentation du projet par les ministres la semaine dernière, aucun parlementaire n’a contesté ouvertement l’objectif de réduction du déficit de la Sécu, qui atteint 21,8 milliards en 2026. Cependant, les méthodes pour y parvenir divergent fortement, promettant d’intenses débats jusqu’à vendredi minuit.

Le PS prêt à censurer

Actuellement, toute la gauche envisage de censurer le gouvernement, accusant le projet d’imposer un fardeau excessif sur les ménages les plus modestes, sans que les entreprises et les plus riches ne soient réellement sollicités. Le PS, qui avait majoritairement voté le texte l’an dernier, souhaite une révision du projet en raison des conditions jugées inacceptables.

Le gouvernement propose de ne pas réévaluer l’an prochain les pensions de retraite supérieures à 1.265 euros – le seuil de pauvreté étant fixé à 1.337 euros par mois – entraînant une économie de 4,1 milliards d’euros. Pour les pensions plus élevées, une sous-indexation est envisagée, et des prestations sociales, telles que les allocations familiales, seront gelées pour un gain de 1,1 milliard d’euros.

LR veut « de vraies économies »

Le Rassemblement National (RN) n’a pas menacé explicitement de censure, mais dénonce un texte qui « va encore faire payer les Français », selon la députée Joëlle Mélin. Le RN critique particulièrement les transferts de remboursement de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé et le coût des cures thermales et des frais hospitaliers. Néanmoins, le parti apprécie le délai de carence d’un an pour le versement de certaines prestations sociales aux étrangers.

Les alliés parlementaires de l’exécutif affichent pour l’instant un soutien réservé. Lors des auditions, seul le groupe EPR s’est montré favorable à la désindexation des retraites proposée par le gouvernement, tandis que Les Républicains (LR) et Horizons demandent des « vraies économies sur la dépense publique », comme l’a déclaré la députée LR Justine Gruet.

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