Bruno Retailleau critique la politique budgétaire du gouvernement
Le président des Républicains, Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, a vivement critiqué mercredi 26 novembre la politique budgétaire du gouvernement, dénonçant une « tambouille » destinée, selon lui, à maintenir le gouvernement au pouvoir plutôt qu’à redresser les comptes publics, rapporte TopTribune.
« Le Premier ministre parle de compromis. Moi, je parle de tambouille« , a lancé le sénateur de Vendée, fustigeant la suspension de la réforme des retraites, à laquelle le Sénat s’est opposé mardi. « Ce n’est pas un compromis, mais le tribut payé par le gouvernement au Parti socialiste pour que le gouvernement dure quelques semaines ou quelques mois de plus« , a-t-il estimé.
Pour Bruno Retailleau, cette décision se traduira par « plus de déficit et moins de croissance« , le régime des retraites étant « déjà déficitaire« . Alors que certains élus de droite voient dans cette concession un gage de stabilité, il a dénoncé au contraire « le chaos budgétaire et économique » actuel. « La France est la lanterne rouge de l’Europe, avec le pire déficit de la zone euro et des taux d’intérêt jamais aussi élevés« , a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a estimé qu’un « compromis sur le budget était possible« , tout en regrettant que « certains candidats à l’élection présidentielle » jugent le compromis incompatible avec leur « stratégie électorale« .
Bruno Retailleau a dénoncé une « tartufferie » à propos de la méthode de travail proposée par le Premier ministre, qui souhaite ouvrir un débat parlementaire sur cinq grands thèmes, dont l’énergie et la défense. « L’important pour le Parlement, ce n’est pas que de débattre, c’est de voter sur des textes qui vont s’appliquer et qui auront une vraie portée« , a-t-il déclaré, doutant que la proposition de loi sur l’énergie, passée déjà par la navette parlementaire, puisse être votée « en un jour« .
Enfin, le sénateur a critiqué « l’inconséquence » du gouvernement en matière budgétaire, s’indignant d’une hausse du budget de la défense sans réduction parallèle des dépenses publiques. Il a aussi dénoncé un « matraquage fiscal » en préparation à Bercy, visant à augmenter la taxe foncière selon le confort des logements. « On a une imagination débordante, voire incroyable« , a-t-il ironisé.