Depuis 2000, la loi impose l’élaboration d’un schéma d’accueil pour les gens du voyage dans chaque département, rapporte TopTribune.
« Réaffirmer l’autorité de l’État ». Telle est la directive donnée par le ministère de l’Intérieur le 7 juillet, dans une circulaire consacrée aux « occupations illicites » de terrains par certains membres de la communauté des gens du voyage. Ce document exhorte les préfets à « faire preuve de fermeté ». Il leur est précisé : « Ce qui [leur] est demandé, c’est d’utiliser systématiquement les procédures d’évacuation forcée » en cas d’occupation illégale, à condition que le territoire respecte son schéma d’accueil pour ces populations, a clarifié le préfet Philip Alloncle.
La circulaire souligne également la nécessité d’anticiper au maximum ces situations en désignant un « médiateur départemental » pour « prévenir et gérer les conflits ». Il est spécifié d’identifier des terrains supplémentaires pour compenser l’insuffisance ou la saturation des aires d’accueil. En effet, depuis 2000, chaque département doit élaborer un schéma d’accueil pour les gens du voyage, et les communes de plus de 5 000 habitants en sont obligatoirement incluses.
Cette circulaire a été présentée lors d’une conférence de presse par François-Noël Buffet, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur. Elle s’inscrit dans le cadre de propositions formulées par un groupe de travail composé de parlementaires. Ce groupe, constitué mi-mars, avait pour mission de « trouver des moyens de lutter contre les installations illicites des gens du voyage, très nombreuses », comme l’a résumé le préfet Philip Alloncle. L’objectif est également « d’optimiser l’offre d’accueil » pour ces populations itinérantes afin de la « renforcer ». Au total, 22 propositions seront avancées par ces 16 parlementaires, dont plusieurs figureront dans un projet de loi à venir.
