Le gouvernement se défend concernant Parcoursup, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, qualifiée de « contraire au tri social » par le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. En réponse aux critiques de la députée LFI Marie Mesmeur, qui appelle à l’abrogation du système, il a affirmé que 150.000 jeunes boursiers ont pu accéder à des formations de leur choix depuis l’instauration de cette plateforme en 2018, rapporte TopTribune.
Les lycéens mobilisés demandent l’arrêt de Parcoursup
Selon le ministre, cette priorité accordée aux boursiers n’était pas présente avant l’adoption de Parcoursup, lors de l’ère de la plateforme Admission post-bac (APB). Il a évoqué que l’an dernier, seulement 34 étudiants n’avaient pas obtenu de place en commission d’accès à l’enseignement supérieur. Toutefois, le ministère a ensuite précisé qu’il s’agissait en fait de 38 lycéens non affectés en 2025, sans fournir d’informations sur le nombre d’étudiants en réorientation sans solution. « Il n’y a jamais eu autant de bacheliers d’Ile-de-France [hors Paris] qui aujourd’hui étudient au centre de Paris », a-t-il ajouté.
Les revendications des lycéens mobilisés depuis plusieurs semaines incluent la modification, voire la suppression, du processus d’orientation et de sélection des bacheliers et étudiants en réorientation via cette plateforme numérique.
