Rousseau exhorte la gauche à s’émanciper de La France insoumise
Le 24 août 2026, le député de Place publique et ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau a déclaré sur franceinfo qu’une dynamique se développe autour de la candidature de Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle. Rousseau a appelé la gauche sociale-démocrate à ne pas être « sous emprise politique » de La France insoumise et à ne pas « avoir peur » de Jean-Luc Mélenchon, rapporte TopTribune.
À la suite d’une interview de Glucksmann sur TF1, Rousseau a affirmé qu’il y a « quelque chose qui est en train de se nouer » autour de cette candidature. Il est convaincu qu’il est essentiel de « transformer cela en force. » En préparation de la primaire de la gauche prévue cet automne, il souligne la nécessité de « construire cette dynamique en rassemblant notre camp sur des principes et des valeurs communs ».
Face aux Insoumis, qualifiés de parti « d’extrême gauche », Rousseau insiste sur le fait qu’il ne faut pas « avoir peur d’affirmer de la force ». Mélenchon est engagé dans une « dynamique » de campagne, affichant « une force », bien que Rousseau juge cette approche « un peu brutale ».
À huit mois de l’élection présidentielle, il relativise toutefois les sondages favorables à Mélenchon, déclarant : « Quand Raphaël dit qu’il faut arrêter d’avoir peur de Mélenchon, c’est parce que la gauche sociale-démocrate réformiste a l’impression de craindre ce que Mélenchon dit d’elle. Il ne faut pas avoir peur. » Il met également en garde contre un second tour entre Mélenchon et Marine Le Pen, prévenant que cela représenterait « un boulevard pour le Rassemblement national ».
Les enjeux de campagne se multiplient, notamment autour du budget, des retraites et des questions climatiques. Rousseau préconise un discours de vérité envers les Français. « Entrer en campagne en faisant des promesses irréalistes, c’est cela qui a tué la gauche. Quand Mélenchon dit que ‘la dette, on peut l’effacer’, cela ne correspond pas à la réalité », a-t-il expliqué. Il a insisté sur la nécessité d’exercer les responsabilités après avoir été élu sur un programme réaliste.
Concernant les retraites, il estime que les Français peuvent envisager une réforme nécessaire à la viabilité du système, « dès lors que le principe est celui de la justice sociale ».