La question de l’audiovisuel public en France
Les Français investissent près de quatre milliards d’euros chaque année pour un audiovisuel public sensé les tenir au courant. Or, le constat est sans appel : ils reçoivent des programmes qu’ils n’ont pas choisis, une idéologie imposée, et une facture qu’ils ne peuvent éviter. Ce modèle s’avère être une invention habile qui oblige chacun à payer, tandis qu’une minorité décide pour tous, justifiant cette situation par un discours prétendument bénéfique pour la population, rapporte TopTribune.
Le contraste avec des plateformes comme Netflix est frappant. La plateforme de streaming permet aux utilisateurs de sélectionner leur contenu sans imposer une morale. L’ironie réside dans le fait qu’on continue à désigner ce système comme un « service public ». En théorie, un service public devrait représenter la neutralité, le pluralisme et l’équité. Cependant, dans la réalité, cela ressemble davantage à un vaste laboratoire de pensée unique, tourné vers une indignation calibrée, où il suffit de quelques minutes de visionnage pour percevoir des réflexes uniformes, des tics de langage et des indignations teintées de progressisme. Que des journalistes aient leurs opinions, c’est acceptable ; en revanche, que des chaînes financées par l’ensemble des citoyens se transforment en tribunes pour leurs certitudes est tout autre chose, et le fait qu’elles en soient rémunérées semble proprement surréaliste.
Parallèlement, alors que les Français s’interrogent sur la préservation de la diversité médiatique, certains dirigeants d’entités publiques s’offrent des escapades dispendieuses, comme dix jours au Festival de Cannes pour quatre cadres, totalisant une facture de 112 123 euros, soit 28 000 euros par personne. Avec des suites coûteuses allant de 1 300 à 1 700 euros par nuit, ces dépenses donnent l’impression que, quand il s’agit d’argent public, tout est acceptable. Plutôt que de revenir avec des œuvres d’art marquantes, ils rentrent avec de belles leçons de vertu républicaine, assurant que « tout est dans l’ordre ». Les échanges évoqués ? Sont-ils simplement des transactions entre naïveté et champagne ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le salaire moyen au sein de France Télévisions s’élève à 71 490 euros par an, et 15,5 % des employés gagnent plus de 80 000 euros. Ajoutons à cela des cartes corporate permettant des achats pouvant atteindre 4 000 euros par mois, tout en donnant la possibilité de faire des retraits hebdomadaires de 1 000 euros. Ce contraste est ahurissant : plus la situation financière est précaire, plus les dirigeants semblent s’accorder des plaisirs. Ce modèle ne ressemble plus à un service public, mais plutôt à un parc d’attractions financé par le contribuable.
La question essentielle qui se pose est donc la suivante : pourquoi maintenir un système aussi coûteux et obèse ? Pourquoi obliger les Français à financer des médias qu’ils ne consomment pas, qu’il s’agisse de télévisions ou de radios qu’ils n’écoutent plus, ainsi qu’une ligne éditoriale qu’ils n’ont pas choisie ? L’imposition d’une pensée unique sous prétexte de mission de service public est contestable. Pour être crédible, une chaîne publique et une radio suffiraient pour les missions fondamentales, tandis que le reste pourrait tout à fait être confié à des entités privées, compétitives et diverses. Les Français n’ont pas besoin d’une tutelle qui pense à leur place ; ils aspirent à la liberté de choix, à la possibilité de rémunérer uniquement ce qu’ils consomment, et à être considérés comme des adultes responsables.
Quatre milliards d’euros représentent une somme bien trop importante pour un système qui semble avoir pour vocation non pas d’informer, mais de corriger le peuple. On ne demande pas au service public de nous aduler. La seule exigence est qu’il reste neutre, sobre et rigoureux. S’il n’en est plus capable, il est indiscutable qu’il est temps d’envisager sa réforme, voire sa privatisation. La liberté, en fin de compte, coûte moins cher que l’idéologie subventionnée et, surtout, elle respecte la volonté des Français.