Au Festival de Cannes, des films explorent les récits de l'emprise dans les relations amoureuses

Au Festival de Cannes, des films explorent les récits de l’emprise dans les relations amoureuses

21.05.2026 07:26
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Culture / Société

À l’occasion du 79e Festival de Cannes, plusieurs films explorent les complexités d’une relation amoureuse toxique. La réalisatrice Géraldine Nakache et l’actrice Monia Chokri, présentes sur la Croisette pour présenter «Si tu penses bien», en parlent.

L'actrice québécoise Monia Chokri (Gil), dans le film Si tu penses bien, réalisé par Géraldine Nakache. | © Liaison Cinématographique - Pan Cinema - Artémis Productions - Les Productions du Ch’timi
L’actrice québécoise Monia Chokri (Gil), dans le film Si tu penses bien, réalisé par Géraldine Nakache. | © Liaison Cinématographique – Pan Cinema – Artémis Productions – Les Productions du Ch’timi

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En 2015, la réalisatrice Maïwenn a présenté Mon roi au festival, un film explorant la nature de la relation toxique entre une femme et son partenaire narcissique. Bien qu’il ait été critiqué à l’époque, Mon roi a ouvert un dialogue sur la manipulation et la violence psychologique dans les relations amoureuses, un sujet encore difficile à aborder. Ces thèmes demeurent néanmoins d’une grande importance, alors que de nombreuses femmes commencent à reconnaître des comportements abusifs dans leurs propres vies, maintenant catégorisés sous les termes de relations toxiques, pervers narcissiques et rapports d’emprise, rapporte TopTribune.

Monia Chokri, interprétant l’héroïne de Si tu penses bien, souligne les changements intervenus depuis le mouvement #MeToo, qui a permis de libérer la parole autour de ces problématiques. Dans le film, Gil (Chokri) se retrouve rapidement enceinte, épouse Jacques (Niels Schneider) et fait l’expérience d’une isolation progressive orchestrée par son mari.

«J’espère qu’il y a un chemin d’empathie qui s’est fait»

«Je pense qu’il y a quelque chose qui a changé depuis. 2017, c’est quand même la naissance du mouvement #MeToo», observe Monia Chokri. Cette évolution permet une meilleure compréhension des expériences d’emprise, de plus en plus représentées à l’écran. Le festival de Cannes cette année présente au moins trois films, parmi lesquels Red Rocket de Sean Baker (2021) et L’Amour et les forêts de Valérie Donzelli (2023), qui ouvrent la discussion sur les relations abusives.

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Au sein de la Quinzaine des cinéastes, Shana de Lila Pinell traite d’une jeune femme obsédée par la chirurgie esthétique et confrontée à un partenaire toxique, illustrant le mécanisme de défense psychologique souvent observé chez les victimes. Son récit met également en lumière les complexités des relations abusives, où l’empathie peut être mélangée à la violence.

«Toutes les femmes sont logées à la même enseigne»

La tendance à défendre son bourreau traverse également le film Mauvaise étoile, qui suit le quotidien d’une mère rabaissée par son mari. À travers des situations réalistes, ces œuvres révèlent le fardeau émotionnel des victimes dans des relations marquées par l’abus.

Dans ses films, Nakache présente des héroïnes avec des personnalités fortes, défiant les stéréotypes souvent associés à la victimisation. Si tu penses bien est conçu comme un thriller psychologique, intégrant des flash-backs et une mise en scène anxiogène. Les récits de ces femmes, bien qu’issus d’horizons variés, partagent des similarités frappantes dans leurs luttes contre des partenaires abusifs.

La sortie en salles de Si tu penses bien est prévue le 16 septembre 2026, promettant d’apporter un nouvel éclairage sur ces questions sociales cruciales. Géraldine Nakache, à travers son film, aspire à toucher un large public et à initier des discussions sur des thématiques souvent restées dans l’ombre.

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