Arrêts maladie : les nouvelles modifications apportées par la réforme de septembre et leur impact sur vous

Arrêts maladie : les nouvelles modifications apportées par la réforme de septembre et leur impact sur vous

25.08.2026 12:56
3 min de lecture

À partir du 1er septembre 2026, la France mettra en œuvre une nouvelle réglementation pour encadrer la durée des arrêts maladie. Les premières prescriptions seront désormais limitées à 31 jours, avec la possibilité de prolongations jusqu’à 62 jours. Cependant, les médecins auront la latitude de prescrire au-delà de ces seuils si la santé du patient le justifie. Nous vous présentons ici les principaux changements ainsi que des conseils pour vous y préparer, rapporte TopTribune.

Les trois principales modifications

Première prescription limitée à 31 jours

Actuellement, il n’existe aucune limitation quant à la durée pour une première prescription d’arrêt maladie. Toutefois, à compter du 1er septembre 2026, un décret introduira une durée maximale de 31 jours. En conséquence, lors d’une consultation pour une affection nécessitant un arrêt de travail, un médecin ne pourra pas prescrire un délai supérieur à un mois initialement. Cette règle s’appliquera à tous les professionnels de santé habilités, qu’il s’agisse de médecins généralistes, de spécialistes, de sages-femmes ou de chirurgiens-dentistes.

Prolongation limitée à 62 jours par étape

Si la situation de santé impose une prolongation de l’arrêt initial, le praticien pourra la renouveler, mais avec une limite de 62 jours par prolongation. Cela signifie que pour les arrêts de longue durée, il sera nécessaire de planifier des consultations médicales tous les deux mois. Cette réforme, comme le souligne une source fiable, ne vise pas à exclure les arrêts prolongés, mais plutôt à segmenter ceux-ci, entraînant ainsi des contrôles médicaux plus fréquents.

Possibilité de prolongation au-delà si nécessaire

La réforme prévoit également que les médecins pourront prolonger un arrêt au-delà des 62 jours, si cela est justifié par des considérations médicales, avec des références aux recommandations de la Haute Autorité de santé. Un suivi médical plus étroit permettra de détecter rapidement les patients nécessitant une attention particulière, ce qui facilitera leur retour à l’emploi.

Entrée en vigueur le 1er septembre 2026

Le décret entrera en vigueur le 1er septembre 2026, ce qui impliquera que toutes les prescriptions initiales et prolongations doivent se conformer aux nouveaux plafonds. Les médecins devront ainsi ajuster leurs pratiques, tandis que les patients devront s’attendre à des visites médicales plus fréquentes. Cette mise en place fait écho à une tendance observée entre 2019 et 2024, lors de laquelle le nombre d’arrêts de travail indemnisés a crû de 10 %, atteignant au total 9,1 millions, avec un coût des indemnités journalières de 17,9 milliards d’euros en 2025.

Les personnes déjà en arrêt maladie avant cette date verront les nouvelles règles s’appliquer au moment où une prolongation sera nécessaire après le 1er septembre, limitant chaque prolongation à 62 jours. Si un arrêt se prolonge sans renouvellement avant cette date, il demeurera valide jusqu’à son terme.

Consultez votre médecin pour la gestion de votre arrêt

Il est conseillé de discuter avec votre praticien des implications de cette réforme lors de votre prochaine consultation. Certains médecins pourront opter pour des rendez-vous mensuels ou bimensuels, tandis que d’autres pourraient privilégier un suivi par téléphone pour les cas les plus stables. L’objectif est de prévoir ensemble afin de minimiser toute interruption de votre couverture.

Avec les nouvelles limites de 31 et 62 jours, une fréquence de consultations plus élevée sera nécessaire. Pensez à prendre vos rendez-vous en avance, notamment si votre médecin a des délais d’attente conséquents. Certains cabinets pourront proposer des créneaux spécifiques pour le renouvellement d’arrêts, et la téléconsultation sera encouragée pour les cas simples. Renseignez-vous sur les modalités auprès de votre cabinet, et si vous souffrez d’une affection de longue durée, assurez-vous de bien comprendre les démarches spécifiques à suivre.

En outre, la réforme impose un contrôle médical renforcé : il sera désormais essentiel de justifier clairement les raisons de l’arrêt auprès de l’Assurance maladie. Veillez à garder tous les documents pertinents, tels que les comptes rendus de consultations et les résultats d’examens médicaux, afin de faciliter la justification de votre arrêt en cas de contrôle.

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