Alzheimer : des problèmes intestinaux pourraient précéder les symptômes cognitifs

Alzheimer : des problèmes intestinaux pourraient précéder les symptômes cognitifs

06.05.2026 07:06
1 min de lecture

Des découvertes cruciales sur la maladie d’Alzheimer

Des travaux récents soulignent que les troubles digestifs peuvent précéder les symptômes cognitifs dans la maladie d’Alzheimer, suggérant qu’ils pourraient signaler le début de la maladie. Ce constat provient d’une étude menée par l’Inserm, qui rapporte que ces perturbations intestinales pourraient contribuer à la dégénérescence des neurones du cerveau, rapporte TopTribune.

La maladie d’Alzheimer est étroitement liée à l’accumulation de l’amyloïde-bêta (Aβ) dans le cerveau. Cependant, une nouvelle recherche a montré que ce peptide toxique s’accumule également dans le système nerveux entérique, et ce, bien plus tôt que prévu.

L’intestin touché avant le cerveau ?

Des souris génétiquement modifiées pour développer la maladie montrent que la production anormale d’Aβ commence dès leur deuxième mois de vie, alors que les pertes de mémoire ne se manifestent qu’à partir du sixième mois. Cela indique que l’intestin est affecté plusieurs mois avant le cerveau.

Les chercheurs expliquent que l’accumulation anormale d’Aβ dans l’intestin, un phénomène qu’ils appellent « amyloïdose », est le résultat d’une suractivation des protéines responsables de sa production, couplée à une inhibition de celles impliquées dans sa dégradation. Ces constatations suggèrent que l’accumulation d’Aβ dans l’intestin pourrait être un facteur déclencheur de la pathologie et non pas un simple facteur aggravant de neurotoxicité déjà existante.

Le butyrate, un allié inattendu

Parmi les résultats les plus prometteurs de cette étude, les chercheurs se sont penchés sur le butyrate, un acide gras produit par les bactéries intestinales à partir de fibres alimentaires. L’administration de butyrate aux souris a non seulement empêché l’accumulation d’Aβ au niveau intestinal, mais a également préservé les connexions neuronales locales et protégé contre l’inflammation. Fait étonnant, ces souris n’ont finalement pas développé de pertes de mémoire malgré leur prédisposition à la maladie.

Cependant, les chercheurs restent prudents. Bien que ces résultats soient encourageants, ils ont été obtenus chez des souris, et un long chemin reste à parcourir avant de pouvoir envisager une application chez l’humain.

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