Alice Weidel veut suspendre toute aide à l’Ukraine et faire payer Kiev
Alice Weidel veut suspendre toute aide à l’Ukraine et faire payer Kiev

Alice Weidel veut suspendre toute aide à l’Ukraine et faire payer Kiev

14.09.2026 07:30
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Alice Weidel, dirigeante de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), a annoncé que son parti voulait mettre fin aux versements et à tout soutien accordés à l’Ukraine, tout en demandant à Kiev de rembourser une part importante des sommes engagées par l’Allemagne, rapporte TopTribune.

« Nous cesserons les paiements à l’Ukraine et tout soutien, et nous exigerons également de Kiev qu’il nous rembourse une part considérable des fonds dépensés pour l’Ukraine », a déclaré Alice Weidel. La responsable de l’AfD a également estimé que les ressortissants ukrainiens en âge d’être mobilisés devraient quitter l’Allemagne pour retourner en Ukraine.

Ces déclarations interviennent alors que l’AfD arrive en tête au niveau fédéral dans un sondage récent réalisé pour le radiodiffuseur public allemand ARD. La formation recueille 27 % des intentions de vote, contre 21 % pour l’alliance formée par l’Union chrétienne-démocrate et l’Union chrétienne-sociale, la CDU/CSU.

L’AfD en tête dans le sondage fédéral

Le résultat publié par DeutschlandTrend place donc l’AfD devant le bloc conservateur CDU/CSU. Le sondage est présenté comme un indicateur de l’état actuel des rapports de force politiques en Allemagne. Il ne constitue pas un résultat électoral, mais il donne à la formation d’Alice Weidel une première place dans cette mesure fédérale.

Le score de 27 % attribué à l’AfD intervient dans un débat allemand déjà marqué par les questions économiques, sociales et budgétaires. Le parti entend faire de l’arrêt de l’aide à l’Ukraine un élément central de sa position politique. Il demande également que les dépenses engagées par Berlin pour soutenir Kiev soient récupérées, au lieu de servir à financer de nouvelles mesures d’assistance.

La position de l’AfD sur le soutien à l’Ukraine n’est pas nouvelle. La formation s’oppose depuis longtemps à l’aide militaire accordée à Kiev et réclame l’abandon de la poursuite du financement allemand. La demande visant les Ukrainiens en âge d’être appelés constitue, dans les déclarations rapportées, un volet distinct de cette ligne politique.

La popularité de Friedrich Merz recule

Le même sondage fait apparaître une situation difficile pour le chancelier Friedrich Merz. Seuls 13 % des Allemands se déclarent satisfaits de son travail. DeutschlandTrend présente ce niveau comme l’un des plus faibles jamais enregistrés pour un chancelier dans l’histoire de ses mesures.

La baisse du soutien au chancelier intervient alors que la coalition au pouvoir connaît déjà des désaccords sur les réformes économiques et sociales. Selon les informations disponibles, la progression de l’AfD a renforcé ces divergences internes. Les formations de la coalition doivent ainsi défendre leurs choix sur l’économie, la politique sociale et la poursuite du soutien à l’Ukraine, tandis que l’AfD tente d’imposer ses propres priorités dans le débat fédéral.

Le différentiel entre les deux principales forces mesurées par ARD est de six points : 27 % pour l’AfD contre 21 % pour la CDU/CSU. Le sondage ne fournit pas, dans les éléments rapportés, de détail supplémentaire sur les autres partis ni sur la méthode utilisée pour établir ces chiffres.

Une ligne constante sur l’aide à Kiev

Pour l’AfD, la fin du soutien à l’Ukraine s’accompagne donc d’une demande financière adressée au gouvernement ukrainien. Alice Weidel ne se limite pas à réclamer l’arrêt des nouveaux versements : elle affirme aussi que Kiev devrait compenser une partie importante des montants déjà dépensés par l’Allemagne.

Cette orientation distingue la formation de la politique menée par Berlin, telle qu’elle est décrite dans les éléments disponibles. Elle intervient également au moment où la satisfaction à l’égard de Friedrich Merz atteint un niveau particulièrement bas dans la série DeutschlandTrend. Le débat sur les dépenses consacrées à l’Ukraine reste ainsi lié aux discussions allemandes sur les ressources publiques et les priorités du gouvernement.

Alice Weidel maintient par ailleurs sa demande de voir les Ukrainiens en âge d’être mobilisés retourner dans leur pays. Aucun chiffre n’est fourni sur le nombre de personnes concernées ni sur les modalités concrètes qu’un éventuel gouvernement appliquerait à cette proposition.

Les prochaines mesures de DeutschlandTrend permettront de suivre l’évolution de ces rapports de force, tandis que les positions de l’AfD sur l’Ukraine restent au centre de ses déclarations fédérales.

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