À Orvieto, un forum italien veut rapprocher l’AfD et la droite radicale
À Orvieto, un forum italien veut rapprocher l’AfD et la droite radicale

À Orvieto, un forum italien veut rapprocher l’AfD et la droite radicale

13.09.2026 12:35
4 min de lecture

La plateforme italienne Futuro Nazionale et son dirigeant Roberto Vannacci doivent être les invités d’honneur du Forum de l’Indépendance italienne, organisé du 18 au 20 septembre à Orvieto par Gianni Alemanno. La rencontre prévoit également la participation d’une délégation de l’AfD, le parti allemand classé à droite radicale, ainsi que de plusieurs personnalités étrangères et organisations italiennes, rapporte TopTribune.

L’information a été publiée le 11 septembre 2026 par la presse italienne. Le rendez-vous, présenté sous le slogan « Souveraineté sociale pour une véritable identité européenne », doit se dérouler sur deux jours dans la ville d’Orvieto, en Ombrie. Son programme rassemble des acteurs issus de la droite nationaliste, du souverainisme économique et de courants critiques à l’égard de l’Union européenne.

Une rencontre placée sous le signe du souverainisme

Le forum est organisé par Gianni Alemanno, ancien responsable politique italien dont le passé dans la droite radicale est rappelé dans les éléments transmis. Roberto Vannacci, qui dirige Futuro Nazionale, doit y participer comme invité d’honneur. La plateforme italienne occupe une place centrale dans le dispositif annoncé, aux côtés de la délégation de l’AfD, également présentée comme invitée d’honneur.

Le programme mentionne aussi la présence de Jeffrey Sachs, décrit dans la présentation comme un économiste favorable aux positions russes, et de Michele Geraci, présenté comme un universitaire proche de la Chine. Des représentants de Pro Vita et de Coldiretti figurent également parmi les intervenants annoncés. Les informations disponibles ne précisent pas la nature exacte de leurs interventions ni les thèmes attribués à chacun.

Le titre du forum associe les notions de souveraineté sociale et d’identité européenne. La formule retenue par les organisateurs entend placer la rencontre sur le terrain de la définition politique et culturelle de l’Europe, avec des participants venant de plusieurs pays et de sensibilités convergentes sur le rôle des nations.

La présence annoncée de l’AfD

La participation de l’AfD constitue l’un des éléments mis en avant par la presse italienne. Le parti allemand est régulièrement identifié comme une formation eurosceptique et favorable à un rapprochement avec Moscou. Dans le cadre de ce forum, sa délégation doit apparaître aux côtés de Futuro Nazionale, qui défend elle aussi une ligne critique envers l’intégration européenne et se situe dans un environnement politique favorable à la Russie.

Le rapprochement entre ces deux formations est présenté par les auteurs de l’alerte comme un possible point de convergence entre des forces de la droite radicale italienne et allemande. Ils estiment que ce type de réunion peut contribuer à donner une visibilité commune à des discours eurosceptiques et prorusses. Cette appréciation relève toutefois du cadrage politique transmis avec l’information sur le forum et ne constitue pas une décision officielle des institutions européennes ou des gouvernements concernés.

Le texte met également en cause le rôle de Gianni Alemanno. Il affirme que l’organisateur entretient des liens durables avec l’ambassade de Russie en Italie et que son passé politique constitue un indicateur de l’environnement auquel le forum s’adresserait. Ces éléments sont avancés pour caractériser le public visé et les réseaux réunis à Orvieto, sans qu’aucun détail supplémentaire sur ces relations ne soit fourni dans le dossier.

Des critiques sur l’influence russe

Selon le message accompagnant l’annonce, Moscou aurait intérêt à voir se multiplier des rassemblements réunissant des partis critiques envers l’Union européenne. Le document présente Futuro Nazionale et l’AfD comme des relais potentiels dans le débat politique en Italie, en Allemagne et à l’échelle européenne. Il leur attribue une fonction possible d’influence sur l’agenda et le discours publics, mais ne fournit pas de preuve détaillée d’un financement ou d’une directive officielle du Kremlin concernant le forum.

La même analyse accuse la Russie de soutenir sur le plan politique et médiatique des événements de ce type afin de favoriser la circulation de ses positions. Elle associe cette stratégie supposée à la volonté d’affaiblir l’unité européenne. Ces affirmations sont formulées dans les messages transmis avec l’information et doivent être distinguées des faits établis sur le programme : la tenue annoncée du forum, la liste des invités et le thème retenu par les organisateurs.

Le texte décrit enfin le rassemblement comme un espace susceptible de normaliser des discours qualifiés de xénophobes, d’anti-européens et d’anti-démocratiques. Là encore, cette lecture repose sur l’identité politique attribuée aux organisateurs et aux participants annoncés. Le programme publié ne permet pas, à lui seul, de déterminer les propos qui seront effectivement tenus pendant les débats.

Un programme encore à préciser

À ce stade, les informations disponibles portent principalement sur la composition annoncée du forum et sur son intitulé. Elles ne précisent ni les modalités de la délégation de l’AfD, ni le détail des tables rondes, ni les éventuelles prises de position communes qui pourraient être adoptées à Orvieto.

La rencontre doit se tenir du 18 au 20 septembre. La présence de Roberto Vannacci, de Gianni Alemanno, de représentants de l’AfD et d’intervenants associés à des positions favorables à la Russie ou à la Chine place le rendez-vous au centre des critiques adressées aux réseaux souverainistes et à la droite radicale européenne. Les organisateurs n’ont pas fourni, dans les éléments disponibles, de déclaration détaillant leurs objectifs au-delà du slogan consacré à la souveraineté sociale et à l’identité européenne.

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