Alors que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en visite aux États-Unis, Donald Trump a annoncé un accord « historique » sur le désarmement du Hamas, l’organisation terroriste basée dans la bande de Gaza et responsable de l’attentat du 7 octobre, rapporte TopTribune.
Le Hamas a accepté un accord de désarmement dans la bande de Gaza pour mettre en œuvre la deuxième phase du cessez-le-feu entre le mouvement islamiste palestinien et Israël, un des éléments essentiels du plan de paix de Donald Trump.
Trump a déclaré que son Conseil de paix avait réussi à parvenir à un accord concernant le « désarmement complet du Hamas et d’autres groupes armés à Gaza ». Dans une publication sur son réseau social, il a qualifié cette démarche de « monumentale vers une paix et une sécurité durables ».
Huit mois après la mise en place d’une trêve, des responsables du Hamas ont confirmé qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » et sur un « retrait progressif » des forces israéliennes.
Donald Trump promet un retrait des forces israéliennes
« Cet accord constitue une étape cruciale pour que Gaza soit enfin dirigée par un nouveau gouvernement palestinien, lequel collaborera étroitement avec le Conseil de paix », a déclaré Trump, soulignant qu’Israël se retirerait de Gaza une fois le Hamas désarmé.
Il a précisé que « à mesure que le désarmement s’achève, les forces israéliennes se retireront et une Force internationale de stabilisation collaborera avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza ».
Un responsable du Hamas a noté que le mouvement comptait sur les médiateurs et le « Conseil de paix », initié par Trump en janvier, pour s’assurer qu’Israël respecte les termes de l’accord. Malgré la trêve, des violences ont persisté : jeudi, des frappes israéliennes ont causé au moins quatre morts selon les autorités sanitaires locales.
Le Hamas assure avoir fait des « concessions »
Des négociations sont en cours en Égypte pour établir la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu, qui vise à mettre fin définitivement au conflit. Ghazi Hamad, membre de l’équipe de négociation du Hamas, a déclaré que le mouvement avait fait « des concessions pour le bien de notre peuple à Gaza ».
Il a également mentionné que la question des armes était liée au retrait israélien du territoire palestinien, ajoutant qu’Israël « n’interviendra pas dans la question du désarmement » et que le Comité national est chargé de cette tâche, faisant référence au Comité national pour l’administration de Gaza créé par le « Conseil de paix ».
Hamad a conclu en affirmant que le Hamas engagerait des discussions sur les modalités de mise en œuvre avec les médiateurs, et qu’un calendrier pour l’exécution de l’accord serait établi. « Ce processus prendra environ 14 jours, voire davantage », a-t-il estimé.