Danone licencié une employée en arrêt maladie après le meurtre de sa mère par son père

Danone licencié une employée en arrêt maladie après le meurtre de sa mère par son père

16.10.2026 09:56
1 min de lecture

Quatorze ans après son arrivée chez Danone, Elena Gallego, originaire de Catalogne, a été licenciée alors qu’elle était en arrêt maladie, quelques mois après les aveux de son père, qui a admis avoir tué sa mère. Elena a contesté la décision en justice, entraînant un accord avec l’entreprise qui a reconnu le caractère abusif de son éviction, rapporte TopTribune.

Pendant près de cinq ans, Elena a persisté à croire que sa mère avait disparu sans explication. En 2021, la Guardia Civil lui a annoncé que sa mère était officiellement portée disparue. Son père soutenait qu’elle avait quitté le domicile conjugal, laissant derrière elle un mot d’adieu. Toutefois, Elena doute de l’authenticité de cette lettre.

En février 2025, les soupçons d’Elena se concrétisent lorsque son père confesse avoir tué sa femme, démembré son corps et dispersé les restes sur l’île de Grande Canarie, où le couple s’était retiré. Il est incarcéré depuis le 14 février et attend son procès.

Arrêt maladie pour anxiété

« Mes enfants avaient trois mois quand on m’a appris la nouvelle de ses aveux », a déclaré Elena à un média catalan. La gravité de la situation a eu un impact significatif sur sa santé. En juin 2025, son médecin lui prescrit un arrêt maladie pour anxiété, la conduisant à faire des cauchemars et à souffrir de troubles du sommeil.

Le 21 octobre 2025, à la surprise générale, Elena reçoit une lettre de licenciement de Danone, qui évoque une réorganisation. « Ils me disent que mon poste n’est plus rentable. Je leur réponds que ce n’est pas acceptable, c’est inhumain », a-t-elle dénoncé.

Un accord pour éviter le procès

Estimant que son licenciement portait atteinte à ses droits, Elena décide de le contester en justice. Son avocate affirme qu’il s’agit de discrimination liée à son état de santé, soulignant que l’entreprise était au courant de son arrêt maladie et a choisi de la licencier au lieu de lui apporter soutien durant cette période difficile.

Finalement, un accord est conclu avec Danone pour éviter un procès. La multinationale reconnait l’abus dans la décision de licenciement et accepte de verser une indemnisation substantielle. Elena se sent victime d’une double injustice. « Ma dignité et mon moral ont été profondément atteints », a-t-elle déclaré, restant néanmoins déterminée à se battre pour ses enfants.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER