Wilber Garces, un jeune livreur vénézuélien, a été blessé par balle lors d’un contrôle de la police de l’immigration au Texas et a passé onze jours en cellule avant d’être opéré. Cet incident soulève une nouvelle vague d’indignation aux États-Unis face aux méthodes controversées des agents fédéraux, rapporte TopTribune.
Les événements se sont déroulés le 20 septembre 2025 dans la ville d’Austin. Selon les déclarations des policiers, Garces aurait présenté son permis de conduire avant de fermer subitement la fenêtre de sa voiture et de démarrer. L’agent impliqué a affirmé que le livreur a tenté de le heurter avec son véhicule, justifiant ainsi l’utilisation de son arme. Une version corroborée par les documents judiciaires de la police.
« Ils se sont mis à me poursuivre »
De son côté, Wilber Garces conteste cette version. Dans une déclaration téléphonique à la presse après l’incident, il a expliqué qu’il cherchait un endroit sûr pour garer sa voiture et que c’est à ce moment-là que les agents ont commencé à le poursuivre, créant une situation de confusion et de panique. Ses avocats du Texas Civil Rights Project (TCRP) ont signalé qu’il avait subi une opération et se trouvait en convalescence, déplorant qu’il ait passé trop de temps avec une balle dans la colonne vertébrale. Garces fait face à des accusations de résistance à un agent fédéral et était déjà sous le coup d’un « arrêté définitif d’expulsion », ce qui pourrait lui valoir jusqu’à 20 ans de prison, selon le ministère américain de la Justice.
Cet incident ravive les critiques aux États-Unis concernant les pratiques de l’ICE, qui a été au centre de l’offensive anti-immigration de l’administration Trump. En janvier, l’indignation avait déjà éclaté suite à la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tous deux abattus lors d’opérations de l’ICE à Minneapolis, provoquant une réaction nationale forte.